Occurrences in France, 8 mars 1563 [Calendar... p
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fut dict par l'un clesdicts Suisses, ces mots : « Ho ! wer da? » Entendant lesquels mots, il co^neut que c'estoit la garde des Suisses et se retira en arrière, picquant jusques au lendemain, huit à neuf heures du matin, et cognoissant que son cheval estoit las et travaillé, il se logea en une censé où il se i^eposa jusqu'au lendemain, qu'il y fut trouvé et amené prisonnier '. » Il ne dissimula pas d'ailleurs que son intention avait été de rester caché là ou ailleurs, attendant le moment où il pourrait rentrer dans Orléans.
Linterrog-atoire de Poltrot achevé, la Reine avait donné Foi^dre à Michel de V^ialart de le mettre par écrit. Vialart retourna alors, peu après, vers le prisonnier avec MM, de Losses, du Mas, prévôt des maréchaux, et un autre prévôt, et tous quatre l'entreprirent de nouveau. Puis procès-verbal définitif fut dressé de ses réponses, qui, le lendemain, fut lu devant le Conseil et approuvé après quelques observations de M. de Laubespine, enfin écouté et signé par Méré lui-même ~. Enfin, comme il y avait dès lors peu d'intérêt à garder le meurtrier au camp et plus de sûreté au contraire à l'envoyer à Paris, où il devait d'ailleurs être jugé par le Parlement, dans la nuit du 22 février, on lui fit prendre une voiture de poste à quatre chevaux, sous bonne escorte et, le 23, il arrivait dans la capitale, où il était enfermé immédiatement en la tour carrée de la Conciergerie.
Cependant les derniers détails donnés par l'assassin sur l'exécution de son crime inquiétaient fort les médecins qui, maintenant, étaient en nombre auprès du malade, maîtres Honoré Castellan et Vincenze, chirurgiens de la Reine, étant partis de Blois pour les Vaslins le 19 février. Sans doute, Poltrot avait affirmé n'avoir pas empoisonné les balles, et l'on avait essayé le remède indiqué par lui ; mais il n'avait produit qu'un illusoire soulagement ; d'autre part, les deux balles ramées, et «réunies ensemble, comme il l'avait dit, par du til de métal », avaient pu causer des désordres plus graves qu'on n'avait pu le supposer d'abord, et cette particularité qu'on avait déjà notée, que la sortie de la plaie était plus étroite que l'entrée laissait craindre que les deux projectiles ne fussent demeurés dans cette plaie ou « entrés dedans le creux du corps ». Une lièvre assez forte, qui s'était emparée du malade dans la journée du
1. L'interrogaloire Je Poltrot {Variétés hisloriiiiies et lillénureii. t. Mil, p. 20-21