‹ Jean qui grogne et Jean qui ritChapitre 7 sur 55 · LE COCHER · texte numérisé non relu

LE COCHER

Soyez tranquille, monsieur, je les débarquerai sans accident, j'espère bien.... Vous dites....

LE CHEF DE TRAIN

Rue Saint-Honoré, n'' 263. »

Le cocher remonta sur son siège.

« Adieu, monsieur, et merci », cria Jean au chef de train.

Le fiacre s'ébranla et se mit en marche. Les enfants regardaient avec admiration ; tout leur paraissait magnifique malgré l'heure matinale, le silence des rues, l'absence de mouvement. Quand la voiture arrêta devant le n° 263 de la rue Saint-Honoré, ils croyaient être partis depuis quelques minutes seulement.

« Allons, messieurs, descendez, nous voici

arrivés », dit le cocher en ouvrant la portière.

Jean descendit, paya, comme le lui avait recommandé le chef de train, et ils se trouvèrent devant une porte fermée, ne sachant comment faire pour entrer. « Frappe à la porte », dit Jeannot.

Jean frappa, Jeannot frappa, la porte ne s'ouvrait pas.

« Appelle, dit Jeannot.

— Simon! cria Jean; Simon, c'est nous, ouvre la porte ! »

Ils avaient beau crier, appeler, la porte ne s'ouvrait pas.

« Qu'allons-nous devenir, mon Dieu? s'écria Jeannot prêt à pleurer.

JEAN

Ne t'effraye donc pas! C'est qu'il dort encore! Attendons; il faudra bien qu'il s'éveille et qu'il nous ouvre. »

Après avoir attendu cinq minutes qui leur parurent cinq heures, ils recommencèrent à taper et à appeler Simon.

Enfin la porte s'entr'ouvrit; un gros homme à cheveux gris passa la tête.

« Quel diantre de tapage faites-vous donc là, vous autres? Ça a-t-il du bon sens d'éveiller le monde si matin ! Que demandez-vous ? Que voulezvous?

JEAN

Je vous demande bien pardon, monsieur, nous ne voulions pas vous déranger. Nous appelions mon frère Simon qui demeure ici.

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