LE SOLEIL RICHE
Pour le laver du sommeil Oui sur tes yeux pèse encore, Viens voir lever le soleil Dans son alcôve d'aurore.
Regarde le paresseux Comme il bâille! il a l'air ivre.
Ou voit qu'il n'est pas de ceux Oui vont travailler pour vivre.
Lentement il cligne un œil.
Il veut redormir peut-être.
Mais la Nuit, la veuve eu deuil, Crie en ouvrant la pénètre :
— Allons, allons, fainéant, Il faut sortir de la plume.
Déjà là-bas l'Océan,
Votre grand miroir, s'allume. -
Alors, se frottant les yeux, Débarbouillé de rosée, Le donneur aux beaux cheveux Met le uei et la croisée.
El l'on voit, dans Pair léger, D'un nuage qui rougeoie Un vol de flocons neiger Comme des papiers de soie.
L'un est blanc, F autre vermeil, Tous sont roulés eu pelotes.
C'est Monseigneur le Soleil Oui défait ses papillotes.
11 quitte cependant à un certain moment cette chambre qui pour lui est toute la terre, et se portant d'un large coup d'aile au royaume de l'enchanteresse fantaisie, le poète lance follement dans l'air ce sonnet qui rappelle, par certaines idées, la Chanson de bviradnus, de
Victor Hugo :