‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 301 sur 467 · A, de^ de taverne · texte numérisé non relu

A, de^ de taverne

704. — i Sans nostre congiê jusqu'à service omis dans A. — -A, ne ne. — ^ A, dti leur. — ■i A, œuvre. — •'• A, esconde.

705. Nous commandons que baillif, ne prevost, ne autre, ne tieingnent trop grant plenté de serjans et de bediaus, pour ce que li peuples ne soit grevez ; et voulons que li bedel soient nommé en pleinne assise, ou autrement ne soient pas tenu pour bediaus. Où nostre serjant soient envoie en aucun lieu loing ou en estrange pays, nous voulons que il ne soient pas creu sanz lettres de leur souverains.

706. Nous commandons que baillis ne prevoz qui soit en nostre office, ne grève les bones gens de leur justice outre droiture; ne que nul de ceus qui soient desous nous, soient mis en prison pour debde que il doivent, se ce ^ n'est pour la nostre seulement.

707. Nous establissons que nulz de nos bailliz ne lieve amande pour debde que nostre sougiet doivent, ne pour malefaçon, se ce n'est en plein plait, où elle soit jugie et estimée, et par conseil de bones gens*, jà soit ce que elle ait esté gagie^ par devant aus.

708. Et se il avient que cil qui sera d'aucun blasmez ne vueille pas atendre le jugement de la court qui offers li est, ainçois offre certeinne somme de deniers pour l'amende, si comme l'on a communément receu, nous voulons que la cours reçoive la somme des deniers se elle est raisonnable et convenable; ou se ce non, nous voulons que l'amende soit jugie, selonc ce que il est desus dit, jà soit ce que li coupables se mette en la volenté de la court. Nous deffendons que li baillif, ou li maieur, ou li prevost ne contreingnent, par menaces, ou par poour, ou par* aucune cavellacion, nos sougiez à paier amende en repost ou appert, et ne les accusent pas sans cause raisonnable ^.

709. Et establissons que cil qui tenront les prevostez, vicontés ou autres baillies*, que il ne les puissent à autrui vendre sanz nostre congié; et se pluseur achatent ensemble les offices desus nommez, nous voulons que li uns des acheteurs face l'office pour touz les autres, et use de la franchise qui appartient- aus chevauchies, aus tailles et aus communes charges, si comme il est acoustumé.

710. Et deffendons que les diz offices il ne vendent à frères, à neveus et à cousins, puis que il les auront achetés de nous; ne que il ne requièrent debde que on* leur doie par aus, se ce^ n'est des debdes qui appartieingnent à leur office; mais leur propre debde requièrent par l'auctorité dou baillif, tout aussi comme se il ne fussent pas en nostre servise.

711. Nous deffendons que baillif ne prevost ne travaillent nos sougiez en causes que il ont par devant aus menées, par muement de lieu en autre; ainçois oyent * les besoingnes que il ont par devant aus , ou lieu là où il ont esté acoustumé à ovr, si que il ne lessent pas à poursuivre leur droit pour travail ne pour despens.

712. Derechief, nous commandons que il ne dessaisissent home de sesinne que il tieingne, sans congnoissance de cause, ou sanz commandement especial de nous;

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