NOUS VERRONS DIEU FACE A FACE
devons tenir Dieu embrassé à deux bras, c'est à savoir avec le bras de la ferme foi et le bras des bonnes œuvres. Car en grand péril sont ceux que Tennemi peut éloigner de lui ; car Dieu les menace de les frapper de sa lance, et les menace de leur tirer de ses flèches. Et de cela n'ont garde ses amis, qui sont serrés contre lui et qui le tiennent embrassé.
852. Or ne le lâchons pas, et nous agirons en sages ^ et serronsnous contre lui jusqu'à ce qu'il nous ait donné sa bénédiction, et qu'il nous ait changé le nom de Jacob, qui veut dire lutteur et combattant, en Israël, qui veut dire celui qui voit Dieu. Lequel Dieu nous garde et nous octroie que nous le puissions voir face à face pour le salut des âmes et des corps :, et cela nous puisse-t-il l'octro3'er à la prière de sa douce Mère, et de monseigneur saint Michel et de tous les saints et de toutes les saintes ! Amen.
Religieux do différents ordres.
Miniature d'une Bible de la fin du XIIP siècle ou du commencement du Xl\'
Ms. n" 9561 de la Bibl. nat.
son bon signour Loys, par la grâce de Deu, roy de France et de Navarre, Jehans sires de Joinville, ses senechaix de Champaigne, salut et son servise apparilié.
854. Chiers sire, il est bien voirs, ainsis commes mandey le m'avez, que on disoit que vous estiés appaisiés as Flammans ^ et par ce, sire, que nous cuidiens que voirs fust, nous n'aviens fait point d'aparoyl pour aleir à vostre mandement. Et de ce, sire, que
son bon seigneur Louis, par la grâce de Dieu , roi de France et de Navarre, Jean sire de Joinville, son sénéchal de Champagne, salut et son service tout disposé. S54. Cher sire, il est bien vrai, ainsi que vous Tavez mandé, qu'on disait que )us aviez fait la paix avec les Flamands-, et parce que, sire, nous pensions que c'était vrai, nous n'avions point fait de préparatifs pour aller à votre mandement. Et de ce