LETTRE DE JOINVILLE AU ROI LOUIS X
\ ous m'avez mandey que vous serez à Arras pour vous adrecier des tors que li Flamniainc vous font, il moy samble, sire, que vous faites bien; et Dex vous en soit en aiide.
855. Et de ce que vous m'avez mandey que je et ma gent fussiens à Ochie à la moiennetey dou moys de joing, sire, savoir vous faz que ce ne puet estre bonnemant -, quar vos lestres me vinrent le secont dimmange de joing, et vinrent huit jours devant la recepte de vos lestres. Et plustost que je pourray, ma gent seront apparilié pour aleir où il vous plaira.
856. Sire, ne vous desplaise de ce que je, au premier parleir, ne vous ai apelley que bon sigiioiir^ quar autremant ne l'ai-je fait à mes signours les autres roys qui ont estey devant vous, cu}' Dex absoyle! Nostre Sires soit garde de vous!
857. Donney le secont dimmange dou moys de joing, que vostre lestre me fu apourtée, l'an mil trois cens et quinze ',
857. — 1 Cette lettre porte pour adresse : .1 son bien ammey signeiir le roy de France et de Navarre. L'original est conservée la Bibliothèque nationale dans le manuscrit français 12764, p. 82.
Jésus-Christ bénit les pécheurs. Miniature d'une Bible de la fin du XI1I« siècle ou du commencement du X1V«. Ms. n° gSôi de la Bibl. nat.