‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 368 sur 467 · LETTRE DE JOINVILLE AU ROI LOUIS X · texte numérisé non relu

LETTRE DE JOINVILLE AU ROI LOUIS X

que, sire, vous m'avez mandé que vous serez à Arras pour vous faire justice des torts que les Flamands vous font, il me semble, sire, que vous faites bien •, et que Dieu vous soit en aide !

835. Et de ce que vous m'avez mandé que moi et mes gens fussions à Orchies au milieu du mois de juin , sire, je vous fais savoir que ce ne peut être bonnement; car vos lettres me vinrent le second dimanche de juin, et huit jours se passèrent ainsi avant la réception de vos lettres. Et le plus tôt que je pourrai , mes gens seront disposés pour aller où il vous plaira.

85(3. Sire, qu'il ne vous déplaise de ce que, à la première parole, je ne vous ai appelé que bon seigneur; car je n'ai pas fait autrement avec mes seigneurs les autres rois qui ont été avant vous, que Dieu absolve ! Que Notre-Seigneur soit votre garde !

857. Donné le second dimanche du mois de juin, où votre lettre me fut apportée , Tan mil trois cent quinze.

Quoique cet original ne soit pas un autographe, c'est un échantillon curieux de lettre missive : le lecteur en trouvera ci-après \t fac-simih-.

La mer assiégeant en vain l'Eglise. Miniature d'une Bible de la fin du XIII" siècle ou du commencement du XIV*". .Ms. n" q56i de la Bibl. nat.

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N essayant d'éclaircir par des commentaires quelques-unes des difficultés que présentent les récits de Joinville, je n'ai fait que suivre l'exemple de Claude Ménard, de Du Gange et, en dernier lieu, celui de mon vénérable confrère M. Ambroisc Firmin- Didot, qui a joint de curieuses dissertations au texte publié en iSbq par M. Francisque Michel. Je n'ai certes pas eu la prétention de mieux faire que mes devanciers : je me suis seulement proposé de marcher sur leurs traces, et d'ajouter un supplément à leurs travaux. Dès 1867, j'avais traité quelques-unes de ces questions dans Pédition publiée à la librairie d'Adrien Leclere , et tout en conservant cette partie de mon travail, je l'ai pour ainsi dire renouvelée par les

développements que j'}^ ai ajoutés. D'autres dissertations, qui paraissent pour la première fois, contribueront, je Tespère, à propager le livre de Joinville , parce qu'elles ont pour objet de résoudre des questions d'histoire, d'archéologie et de grammaire qui intéressent un grand nombre de lecteurs.

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