‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 373 sur 467 · V. DU VÊTEMENT · texte numérisé non relu

V. DU VÊTEMENT

e mot robe est un de ceux qui a perdu son ancienne signification. Dans la langue du moyen âge « c'est l'ensemble des pièces ce apparentes qui composaient l'habillement du corps : cotte , ic surcot , manteau , ou chape , ou housse. » Ainsi quand Joinville dit que des sergents avaient enlevé à un clerc toute sa robe, il faut entendre qu'ils lui avaient enlevé tous ses habits (§ i t6). Il ajoute , en effet, que le clerc rentra chez lui, n'ayant plus que sa chemise,

La chemise était « la première pièce de l'habillement des gens aisés. « Elle se portait sur la peau et était de fil. Je ne me souviens pas , dit « M. Quicherat, de l'avoir vue représentée : sa forme devait être celle <c d'une tunique. » M. Viollet-le-Duc, dans son Dictionnaire raisonné du mobilier français (t. III , p. 173) fait remai-quer qu'habituellement, jusqu'à la fin du quatorzième siècle, les femmes, ainsi que les hommes, se mettaient au lit sans chemise : cette observation est justifiée par le dessin du mariage de saint Louis, placé ci-dessus en tête de la page 448. Il n'y avait guère que les coupables et les pénitents qui pussent paraître publiquement en chemise. Joinville parle d'un sergent (§ 5 10) et d'un orfèvre (§685), qu'il vit subissant en chemise la punition qui leur avait été infligée. Un chevalier coupable put se soustraire à cette humiliation moyennant qu'il abandonnât le camp en renonçant à son

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