‹ Jean, sire de JoinvilleChapitre 66 sur 467 · DE L IMPERATRICE DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

DE L IMPERATRICE DE CONSTANTINOPLE

au roi , vous pourrez ouïr beaucoup de merveilles , lesquelles je ne veux pas conter maintenant, parce qu'il me faudrait interrompre ma matière que j'ai commencée, qui est telle.

i36. Moi qui n'avais pas mille livres de rente en terre, je me chargeai, quand j'allai outre-mer, de moi dixième de chevaliers et de deux chevaliers portant bannière-, et il m'advint ainsi que, quand j'arrivai en Chypre, il ne m'était demeuré de reste que deux cent quarante livres tournois, ma nef pa^^ée^ à cause de quoi quelques-uns de mes chevaliers me mandèrent que si je ne me pourvoyais pas de deniers, ils me laisseraient. Et Dieu, qui jamais ne me faillit, me pourvut en telle manière que le roi, qui était à Nicosie, m'envoya quérir et me retint à ses gages, et me mit huit cents livres dans mes coffres; et alors j'eus plus de deniers qu'il ne m'en fallait.

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