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Cochlée

JEAN ZISRÀ. 55

paupérisme de VÊvaiigile éternel, A quoi tiennent dans le ciel les entrées de faveur!

Wenceslas mourut sans enfants. On dit qu*il avait été frappé de stérilité par les enchantements et le poison. Il ne fut regretté de personne. Les catholiques Tavaient vu trembler et faiblir devant les menaces des hussites. Ceux-ci savaient qu'il avait fait tout dernièrement la liste de ceux d'entre eux qu'il voulait faire mourir, et qu'en feignant de les favoriser, il ne cessait d'écrire à son frère Sigismond pour qu'il vînt le tirer de leurs mains. Il était donc, avec sa peur et sa paresse , le principal traridon de la guerre civile; car tandis qu'il laissait égorger les magistrats de Prague et ouvrait les temples catholiques aux sectaires , il appelait Sigismond et livrait aux Allemands les hussites des provinces.

Son cadavre subit l'expiation du supplice de Népomucène , à laquelle il avait échappé durant sa vie. Inhumé dans la basilique de la cour royale où était la sépulture des rois de Bohème, il fat déterré peu de temps après et jeté dans la Moldaw par les taborites. Mais comme une singulière destinée lui avait toujours fait trouver son salut dans l'eau, il fut repéché et reconnu par un marchand de poisson qui lui avait été attaché comme fournisseur. Le royal cadavre fut caché dans la maison du pécheur, et revendu, par la suite , à sa famille pour vingt ducats d'or.

La mort de Wenceslas fut suivie d'un long interrègne, durant lequel le terrible et vaillant borgne do Tabor fut de fait l'unique souverain de la Bohème.

Sophie de Bavière, veuve de Wenceslas, s'étant vainement adressée à Sigismond, qui avait bien assez à faire de com^atlre les Turcs sur ses terres de Hongrie ,

devait à la conversion des hérétiques. Il débuta par entrer dans l'église de Slana, au milieu de la communion hussite, par jeter les calices non consacrés sur le pavé, et par faire brûler un ecclésiatique et un séculier de cette communion. C'était briser la dernière digue et déchaîner la mer.

Des troubles violents éclatèrent sur tous les points. Wenceslas épouvanté n'osa rien faire pour les réprimer et feignit même de les approuver. Néanmoins les hussites délibérèrent d'élire un autre roi. Mais Goranda, un de leurs prêtres, éloquent et fin, les harangua fort spirituellement : Mesjrères^ leur dit-il, quoique nous ayons un roi ivrogne et Jainéant., cependant si nous jetons les yeux sur tous les autres , fious n'en trouverons point qui lui soit préférable : et on peut même le re" garder comme le modèle des princes; car c*est son indolence qui fait notrt force. Il est donc juste de prier Dieu pour sa conservation. — Nous avons un roi et nous n'en avons point. H est roi de nom et il ne Vest pas d'effet. Ce n'est que comme une peinture sur la muraille. — Et que peut faire contre nous un roi qui est mort en vivant"^

Ces plaisanteries pleines de sens eurent un succès égal auprès des révoltés et auprès du souverain. Wenceslas se souciait de sa vie beaucoup plus que de sa dignité. 11 en prit beaucoup d'amitié pour Coranda. Dominique, accablé d'insultes et menacé du supplice quM faisait subir aux hérétiques, se réfugia en Hongrie auprès de Sigismond, afin de l'animer contre les hussites. Mois il y mourut bientôt, après avoir eu la gloire de faire rétracter un docteur qui prêchait , dit-on, le pur d^sme. 11 est vrai qu'il tint ce malheureux attaché pendant trois jours à un poteau, où il souffrait tellement qu'il demandait la mort comme une grùce.

AU milieu de ces troubles, Jean Ziska, muni d'une patente que, dans ses jours d'abandon, son maître Wenceslas lui avait remise, scellée de sa main, pour l'auto* riser à tenir son serment de venger la mort de Jean Huss, rassembla beaucoup de monde, et se mit à parcourir le district de Pilsen où il mit tout à feu et à sang, s'empara de la capitale, se rendit maître de toute la province , et en chassa tous les prêtres et tous les moines. Il y établit la communion sous les deux espèces , et institua prêtre l'ardent et ingénieux Coranda. Mais craignant de tomber dans quelque embuscade, il songea à se camper dans une position forte avec .son armée. Il choisit pour cela le site inexpugnable de Hradistie dans la province de Béchin; et, en attendant qu'il pût y bâtir une ville, il ordonna à ses gens de dresser leurs tentes dans les endroits où ils voulaient avoir leurs maisons. Nicolas deHussinetz, celui à qui Wenceslas avait promis une corde pour le pendre, vint l'y joindre avec sa bande. Au bout de peu de jours , il se rassembla en ce lieu quarante mille personnes de tout sexe et de tout âge, qui venaient de tous les pays environnants et surtout de Prague, et pour lesquelles trois cents tables furent dressées afin de fraterniser dans la nouvelle communion. C'est peut-être alors que la montagne du campement fut inaugurée sous le nom mystique de Tabor qu'elle a toujours" porté depuis, ainsi que la forteresse de Ziska et celle qu'on y voit encore aujourd'hui. Cette place forte a joué un rôle dans toutes les guerres de l'Allemagne, et nos armées en ont gardé le souvenir môle à celui de Napoléon. A partir de ce moment, les hussites de Jean Ziska portèrent le nom de taborites, et peu à peu formèrent une secte de plus en plus tranchée, et une armée de plus en plus intrépide et redoutable.

Un historien contemporain et témoin des événements.

raconterons à nos lectrices. Des auteurs plus graves que nous Tont consignée en latin.

Un jour de l'année 1359, Tempereur Charles, étant à la chasse, disparut avec deux de ses écuyers et ne rejoignit ses compagnons que le soir à Kœnigsgratz. L'empereur se mit à table, ne répondit que par un sourire à ceux que son absence avait effrayés , et se contenta de leur dire qu'un serment épouvantable l'empêchait de s'expliquer sur sa disparition mystérieuse. Cependant on remarqua que l'empereur avait au doigt une bague d'une forme antique ,^ où était enchâssé un diamant tel , que le trésor impérial n'en avait jamais possédé d'aussi précieux.

On admira ce joyau , on se perdit en commentaires. L'empereur mourait d'envie de parler. Enfin, lorsque le bon vin l'eut rendu plus communicatif , il réfléchit un peu, déclara qu'il pouvait raconter son aventure avec certaines restrictions , sans violer son serment , et se décida à rapporter ce qui suit. '

Il était entré dans un monastère pour s*y reposer, et il avait été fort bien reçu et régalé à merveille par l'abbé, qui le prenait pour un seigneur de la cour. Après le repas , pressé de dire son nom , il avait promis de le faire dans l'église seulement, on présence des deux plus anciens moines et de l'abbé. Celui-ci ayant choisi ceux en qui il avait le plus de confiance, et ayant conduit l'empereur dans l'église, l'empereur se nomma et leur déclara que le désir de voir leur trésor l'avait amené chez eux. Il leur engagea en même temps sa foi d'empereur des Romains qu'il n'en prendrait rien , et ne souffrirait jamais qu'on leur en prît la moindre chose. L'abbé , à ces paroles , fut saisi d'une grande frayeur, se retira à l'écart, et, après avoir délibéré longuement avec ses deux moine*, il répondit au monarque : « Très-clément souverain, a nous vous dirons que des soixante religieux que nous

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pèlerins, afin qu'ils eussent à se tenir sur leurs gardes, et ils s'envovèrent les uns aux autres des chariots avec des gens bien armés. Mais avant que ces troupes eussent pu opérer leur jonction, elles furent attiquées par les Impériaux, ayant à leur têteSternberg, seigneur catholique , président de la monnaie de Cuttemberg. Ceux d*Aust furent taillés en pièces ; mais ceux de Knim repoussèrent Sternberg, et le forcèrent à la fuite, après quoi ils restèrent tout le jour sur le lieu du combat, enterrant les morts d'Aust et faisant dire l'office divin par leurs prêtres. De là ils se rendirent à Prague en chantant des hymnes de victoire, et ils y furent joyeusement reçus par leurs frères.

A cette occasion, Ziska écrivit une fort belle lettre â ceux (!e Tauss', dans le district d'è Pilsen. Nous la rapporterons, parce que ces pièces précieuses nous font connaître les caractères historiques mieux que toutes les déclamations des écrivains. On a retrouvé celle-ci en I54i , dans la maison de ville de Prague.

ti j4u vaillant capitaine et à toute la ville de Tista,

4 . Taass, Taas, Taasch, Tysla ou Tusla, c'est la même ville, oa du moins le même nom. Il est impossible de trouver dans les historiens anciens an nom, même do- |>lus importants, sur lesquels ils s'accordent. \\ parait qu'aujourd'hui (iirore l'orthographe germanisée des noms bohèmes n'offre guère pla^ (\c certitude. Je ne me pique donc d'aucune exaciilude poor ces noms sur lesquels rien n'a dû m'éclairer suffisamment. On sait l'indifférence de nos historiens français des derniers siècles, et le sansgène des corr options de la basse-latinité du moyen âge poor les noms étrangers. Je croirais cependant que le véritable nom ancien de Tauss est Tmta^ à cause d'une anecdote consignée dans plusieurs livres ù ce sujet. La tradition rapporte qu'en 974 l'empereur Oihon 1er, obligeant Boleslaws, prince de Bohème, à tenir one chaudière sur le feu pour avoir commis an fratricide, et ce prince voulant s^asseoir, l'empereur lui cria: Tu sta. La légende peut être fausse, mais elle est ancienne, et le jeu de mots porte sur un nom qui était accepté alors. Celte dissertation pédante est la seule qae je me permettrai : on ms la pardonnera. J'avais place le chiUeau fantastique dcRiesenbarg près de Tauss, dans le roman de Gonsuelo.

— Mes très-chers frères , Dieu veuille par sa grâce , que « vous reveniez à votre première charité, et que, faisant « de bonnes œuvres, comme de vrais enfants de Dieu, « vous persistiez en sa crainte. S'il vous a châtiés et « punis, je vous prie en son nom, de ne vous pas lais- (f ser abattre par l'affliction. Ayez donc égard à ceux qui « travaillent pour la foi et qui souffrent persécution de la a part de nos adversaires, surtout de la part des Alle- « mands , dont vous avez éprouvé Textrôme méchanceté à « cause du nom de J.-G. Imitez les anciens Bohémiens, vos « ancêtres, qui étaient toujours en état de défendre la cause « do Dieu et la leur propre. Pour nous, mes frères, ayant a toujours devant les yeux la loi de Dieu et le bien de la « république , nous devons être fort vigilants , et il faut « que quiconque est capable de manier, un couteau , de « jeter une pierre et de porter un levier {une barre ^ « une massue) i se tienne prêt à marcher. C'est pour- « quoi, T. C. F., je vous donne avis que nous assem- « blons do tous côtés des troupes pour conabattre les « ennemis do la vérité et les destructeurs de notre na- « tion; et je vous prie instamment d'avertir votre prédirf cateur d'exhorter le peuple dans ses sermons à la « guerre contre l'Antéchrist. Et que tout le monde, a jeunes et vieux, s'y dispose. Je souhaite que, quand je « serai chez vous, il ne manque ni pain, ni bière, ni « aliments, ni pâturages, et que vous fassiez provision « de bonnes armes. C'est le temps de s'armer non-seule- « ment contre ceux du dehors, mais aussi contre les « ennemis domestiques. Souvenez-vous de votre premier « combat , où vous n'éliez que peu contre beaucoup de « monde, et sans armes contre des gens bien armés. La « main de Dieu n'est pas raccourcie; ayez bon courage pt a tenez-vous prêts. Dieu vous fortifie. — Ziska du Cd- « //ce, pa? la divine espérance, chef des iaborites. »

Ziska ne commandait jusque-là que de pauvres gens du peuple. Il les exerça au métier des armes dans lequel il était consommé, et en fit d'excellents soldats. Sa forteresse de Tabor se construisait rapidement. Protégée par des rochers escarpés et par deux torrents qui en faisaient une péninsule, elle fut défendue en outre par des fossés profonds et des murailles si épaisses , qu'elles pouvaient braver toutes les machines do gucne, des tours et des remparts savamment disposés et construits avec une force cyclopéenne. Il se procura bientôt de la cavalerie , en enlevant par surprise un poste où Sigismond avait envoyé mille chevaux. Il apprit à ses gens à les monter et leur fit faire l'exercice du manège. Puis il se rendit à Prague avec quatre mille hommes qui suffirent pour y porter l'épouvante chez les uns et pour enflammer l'ardeur des autres. Les hussites de Prague leur proposèrent de détruire les forteresses et de faire serment de ne jamais recevoir Sigismond. Ziska pensa que le moment n'était pas venu, et qu'avant tout il fallait se débarrasser du clergé. D'un côté, sa haine l'y poussait; de l'autre, il songeait aux dépenses qu'une telle entreprise allait nécessiter, et il savait bien où il trouverait de quoi payer les frais de la guerre. L'impatience des taborites était extrême. Peut-être trouvaient-ils que Ziska n'allait pas assez vite à leur gré , car ils parlaient encore de déposer Wenceslas, et d'élire roi un bourgeois nommé Nicolas Gansz. Pour les occuper, Ziska , qui ne voulait peut-être pas livrer et abandonner le maître qu'il avait servi et qui jlui avait été débonnaire , leur livra le pillage des couvents tandis que Wenceslas se retirait dans une autre forteresse à unô lieue de Prague. Le monastère do Saint-Am-

les mœurs du temps et les manières de la cour. L'avarice du clergé de Bohême était devenue proverbiale. Le peuple comparait les moines à des animaux immondes auxquels les couvenls servaient d'étables. Il en fit justice avec la brutalité et la férocité qu*on rétrouve au moyen âge chez tous les peuples, dans toutes les classes, et sous l'inspiration de toutes les idées religieuses. On brisa les images et les statues des saints ; on leur coupa le nez et les oreilles, et on les jeta dans les rues et sur les chemins pour qu'elles fussent foulées aux pieds par les passants. On voit là plus de fanatisme que d'avarice ; car bien des choses d'un grand prix furent perdues , entre autres des objets d'art et des manuscrits plus regrettables que les lingots d'or et d'argent des monastères. Ziska s'ehfiparait de ces dernières dépouilles et les faisait porter à Tabor, où elles étaient scrupuleusement consacrées à l'édification de la ville et des fortifications, ainsi -qu'à l'entretien des troupes et de leurs familles. Il ne se réservait que quel' ques jambons et viandes fumées, qu'il appelait ses toiles d'araignées parce qu'on les balayait aux murailles des réfectoires. Malheureusement, la vengeance ne se bornait pas là. Les moines et les religieuses étaient traités comme les statues de leurs saints, et livrés à toutes les tortures, à toutes les ignominies. Nous passerons rapidement sur CCS détails, qui font frissonner. En l'année 1619, les Taborites détruisirent, seulement à Prague, quatorze de ces communautés. Ils n'épargnèrent que celle des Bénédictins esclavons, qui se déclara pour la doctrine do Jean Huss, et dont l'abbé alla au-devant d'eux leur offrir la communion sous les deux espèces. Ils la reçurent chargés et entourés de leurs arcs, hallebardes , massues, scorpions et catapultes. Ces Bénédictins étaient de ceux qui avaient obtenu, sous Charles IV, le privilège de dire les offices en langue slave, ce qui était un acheminement

vers le schisme; et, comme la fondation de leur maison était contemporaine de celle de l'Université de Prague, on peut croire qu'ils avaient toujours penché vers ces mêmes idées d*indépendance et de réforme. Ils n'avaient certainement pas trempé dans les accusations que le clergé de Bohème porta contre Jean Huss et Jérôme au eoiicile de Constance ; car on ne fit grâce à aucun de ceuxlà, et jamais supplice ne fut vengé avec autant d'éclat que celui de ces deux hommes illustrés*

Les seisneurs de Rosenbersç avaient embrassé le hussitisme avec ferveur, et l'un d'eux s'était montré ardent à venger le supplice de Jean Huss. Mais ses promesses échouèrent devant les séductions de Sigismond. 11 devint Tennemi le plus haï et le plus méprisé des Taborites, et, dès le commencement de iZi20, Ziska tomba du haut de son Tabor, comme un torrent des montagnes, sur la ville d*Aust, qui était située presque sous ses pieds, et qui appartenait à Rosenbeig. On était au carnaval, et après ces soirées de débauche , les habitants dormaient si profondément, qu'ils furent pris et massacrés en sursaut. Tous furent passés au fil de l'épée. Leurs maisons rasées disparurent du sol. Ce nid de papistes offusquait la vue de Ziskâ. Il en fit un champ de blé.

Ulric de Rossnberg, proche parent de celui-là , et que les historiens du temps appellent de Roses {Rosensis)^ resta attaché encore quelque temps au parti de Jean Ziska. Nous prenons note de lui pour qu'on ne le confonde pas avec le premier, qui fut assommé à coups de fléaux par les Taborites, puis coupé par morceaux et jeté au feu.

Ziska détruisit et massacra encore, au commencement

Ci JEAN ZISKA.

de cette année 1620, une douzaine de conr.munautés religieuses. Coranda l'accompagnait dans ces farouches expéditions. Hyneck Krussina, homme de tête et de main^ imitant le zèle de Ziska, réunit, sur une montagne de Cuttemberg qu'il baptisa Oreb^ des troupes de paysans qui prirent le nom d'Orébites. Les Taborites et les Orébites fraternisèrent dans les combats et communièrent ensemble sur les champs de bataille. En cas de danger, ils convinrent de se donner toujours avis et de se secourir mutuellement. En attendant la guerre du dehors, qui était imminente, ils se tinrent en haleine en détruisant ces moines que Ziska appelait les ennemis domestiques.

Au milieu de ces événements, Ziska devint aveugle. Gomme il assiégeait la forteresse de Raby, il monta sur un arbre afin de voir et d'encourager ses gens. Une bombarbe, en passant près de lui et en fracassant les bran* ches, lui fit sauter un petit éclat de bois dans l'œil , le seul qui lui restât. La forteresse n'en fut pas moins emportée d'assaut et réduite en cendres; puis' Ziska alla se faire panser à Prague, et peu de temps après il rentra en campagne, privé entièrement et à jamais de la vue.

II ne faut pas croire que cette guerre aux moines fut sans fatigues et sans dangers. Presque tous ces monastères étaient fortifiés ; et les abbés, quand ils ne pouvaient pas compter sur leurs vassaux, appelaient les ' corps d'Impériaux pour les défendre. Quelquefois même on voyait des paysans ou des ouvriers prendre parti contre les Taborites, à cause de quelque privilège agricole ou industriel qu'ils voulaient conserver. Les mineurs do Cuttemberg*, qui étaient Allemands pour la plupart, haïssaient tellement les Orébites, qu'ils les guettaient au passage dans les passes étroites de leurs montagnes, les

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