UN ALLEMAND PRÉCURSEUR DE ^UICHERAT
railleuses, Guido Gocrros complaît s'embarquer sur la Loire le 16 au mutin. Il avait à sa disposition un petit vapeur incxplosiblc, appartenant au marquis de Larochejaquelcin, lils delacélèbre Vendéenne, qui devait, dix-huit ans plus tard, mourir à Orléans ^ Mais la Loire était à sec; le vapeur lit de vains efforts, et Tonne parvint pas à perdn»de vue le pont d'Orléans. Retenu malgré lui, Goerres, pour patienter, écrivit à son père une lettre nouvelle, pleine de détails sur ses recherches :
« Je ne rentrerai pas les mains vides, lui dit-il ; le prestige de la Pucelle sera très consolidé : et pour ce qui concerne Tétude des sources et leur richesse, je puis à cet égard me mesurer avec lous les Français. Ici, à la bibliothèque, j'ai vu les manuscrits d'un ecclésiastique qui est mort il y a quinze ans et qui, durant une bonne partie de sa vie, a médité et écrit sur les campements anghiis au temps de la Pucelle, si bien que la foule, derrière son cercueil, disait : Maintenant enlin les
* M. Boucher (lo Molandon. au leiidiMuain de la iiioihic M™«= de Larochejaquelin, lui consacra dans le Munileur du Loiret une notice, où nous lisons (ju'en mai 1831) elle perdit sa mère, M«"o de Donnissau. C'est à ce deuil du jeune maniuis de Larochrjaquelein que fait allusion (iuido dans une lettre à son père-, du IC septembre 1839 (id., op. cit., I, p. 30()) : il dit, par erirur, que le marquis vient de perdre sa mère, c'est de sa grand'mèie qu'il s'agissait: et de fait, en dé(;enibre, comme nous lo venons cidessous Guido, s'entretint avec la célèbre VeniJéenne.