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de Schiller affronta le public allemand ; à Lei Tauteur fut pour ainsi dire cerné, dans le ^ bule, par les clameurs unanimes de : Vive f 1er! A Berlin, le quatrième acte, en partiel produisit une telle impression, que le public tait en extase^ ; et « Textase » fut durable ; entre 1801 et 1843, il n'y aura pas moins de cent quarante et une représentations de la Pi cCOrléans sur la scène berlinoise ; et Don , d'ailleurs antérieur de quinze ans à la Pi d'Orléans, sera la seule œuvre scénique qui p rivaliser avec elle pour le chiffre des exécuti Ainsi, l'œuvre littéraire qui dans la prei moitié du xix*' siècle fut le plus constam applaudie par les Berlinois était — les chiffr font foi — la Piicelle d'Orléans^ par Frédéric S 1er. La Convention, par un décret solennel, fait de Schiller, — de Monsieur Giller ou de sieur Gilles, comme l'appelèrent, en abiman nom, les journaux de l'époque % — un cil
* Correspondance, II, p. 235 et 236.
* Dûntzer, op. cit. y p. 42. — Comparer ce qu'écrit Merc 1802, à la page V de sa préface à la traduction de la 1 d'Orléans par Cramer : « La tragédie de Schiller a le su plus complet et le plus soutenu dans toute l'Allemagne ; se lasse point de l'applaudir, et les lettres que je reçois sujet tiennent d'une espèce d'ivresse. »
^ Voir Tarticle de M. Charles Schmidt dans les Etua Schiller, publiées à l'occasion du centenaire (Paris, Alcan,
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français ; et Schiller, rendant courtoisie pour courtoisie, faisait de notre Pucelle, pour un demisiècle, rhéroïne la plus aimée de la scène allemande.
« La sensation a été générale, écrivait en 1802 un journal de Berlin. Nos critiques de profession ne trouvent pas encore d'explication de ce grand phénomène et n'expriment leur admiration qu'en phrases interrompues. Une plus longue étude du poème peut seule permettre de fixer une théorie pour ce genre particulier de poésie^ ». L'embarras du critique était significatif; pour un sujet imprévu, Schiller devait adopter une manière imprévue ; sa tragédie sortait des cadres coutumiers, et tout le premier, du reste, il la qualifiait, sur le titre même, de tragédie romantique, afin de donner au ciel quelque droit de descendre sur la scène, afin de donner à l'enfer quelque droit d'y monter. Il y *, dans ses cinq actes, beaucoup de divin, et il y â aussi beaucoup de diabolique; un chevalier noir s'évade des profondeurs infernales ; des roulements de tonnerre grondent dans les hauteurs du ciel. Sans faire ici la critique de ces divers épiiodés, nous dirons d'un mot, que, dans l'histoire lelaPucelle, Schiller réintègre ce surnaturel % que
' Dûjitzer. op. cit., p. 46.
' Auguste-Guillaume Schlegel no laissa pas d'en ôtre choqué.