ACTE PREMIER. — SCÈNE III
Ne reste donc pas seule, et songe que Dieu même Au désert fut tenté par l'être qui blasphème. D'ailleurs, tu me connais; tu sais bien que mon cœur Pousse tout sentiment à l'extrême rigueur , Que je ne permets point qu'on me désobéisse, Et qu'en un mot je veux que tout cela finisse. Attendras-tu qu'un jour la ruse du démon T'arrache à ton devoir, t'enlève à ma maison Et, te faisant servir à quelque affreux manège , Me force à te poursuivre en fille sacrilège?