‹ Jeanne d'Arc; drame en cinq actes et en versChapitre 48 sur 76 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LES PRÉCÉDENTS, DUNOIS, DUCHATEL, LAHIRE. jmvUuii V étendard de Jeanne.

Jeanne, nous te cherchons. Le sacre qui s'apprête T'appelle. Viens, guerrière, et marche à notre tête. Le peuple impatient le veut, viens sans retard. Le Roi le veut aussi.

LA HIRE présentant à Jeanne la bannière.

Jeanne, prends l'étendard.

Comment porter encor la bannière sacrée. Quand la force de Dieu de moi s'est retirée !

Qui pourrait la porter, Jeanne, si ce n'est toi! Quel autre l'oserait ?

JEANNE dont la terreur auffrnente.

Loin de moi, loin de moi !

Que dis-tu?

Qu'on la donne à quelque fier archange.

DVNOIS.

Juste ciel! d'où te vient cette terreur étrange?

Vous ne l'avez pas vu, vous, le moine au froc noir. Dans tous mes sens émus versant le désespoir ! Cette voix de malheur par moi seule entendue Ne vous a pas frappés d'une horreur imprévue! Que vous importe, à vous, ce qu'elle m'a prédit!

DUNOIS

Laisse les vains propos de quelque Anglais maudit, Jeanne, et viens avec nous, car la fête commence.

[On entend la marche du couronnement.)

JE.IJVNE.

Je ne puis.

11 le faut, le cortège s'avance.

(Jeanne hésite à prendre la bannière, mais on la ha met entre hs mains. Elle sort, les autres jiersoiinaffes la suivent.)

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