‹ Jeanne d'Arc écuyèreChapitre 34 sur 127 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

cédente campagne, peut-être aussi la monture d'un homme d'armes blessé ou malade, peutêtre enfin le cheval d'un soldat qui voulait s'offrir un équipement neuf, laissant au hasard de la fortune le soin de le remonter pour le printemps.

Le spectacle est peu banal, assurément, de cette singulière commission composée de deux paysans et d'une jeune fille, cherchant à découvrir le cheval très bon marché qui va conduire près du roi, à l'autre bout de la France, la future libératrice.

Durand Laxart n'est pas riche ; son camarade l'aide, il est vrai ; mais à eux deux, ils n'osent risquer une grosse somme, certains qu'ils se croient de n'être jamais remboursés. Us se trompent sur ce point ' ; mais qui donc à leur place eût escompté l'avenir ?

Et Jeanne, sans doute, dut voir à plusieurs reprises s'éloigner le cheval rêvé; elle dut le suivre d'un œil de regret, ne voulant pas pousser son oncle qui a déjà tant fait pour elle, à vider complètement son escarcelle en subissant

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