I. Déposition de Jean de Metz, Procèsy II, 445. — Déposition
de Durand Laxart, ibid,, 457. « Equum pretio duodecim fran-
connum. » Voir plus loin l'explication qui parait plausible de la différence des deux témoignages.
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la paix ou suivant la guerre, on peut dire que c'est le cheval, sans lequel ni transports, ni concentrations de troupes ne sauraient s'effectuer.
Au moyen âge, plus encore qu'aujourd'hui, le cheval était l'agent unique de toute mobilité» il avait pour piédestal les assises solides, dont l'architecte pouvait signer «'Ava-poi», le mot fatidique de l'antiquité que notre langue traduit par celui de a nécessité ».
Donner un cheval, un vrai destrier, passait pour un cadeau royal et, à notre époque même, les peuples d'Orient sont restés fidèles à cette tradition.
Quand chez eux un chef ou un monarque veut honorer un souverain ami, la liste des cadeaux commence toujours par un cheval.
Louis XIV avait déjà ses écuries pleines, sans quoi le barbe fameux qui partit fonder en Angleterre la race moderne du pur-sang n'eût peut-être pas quitté la France.
Mieux inspirés nous paraissent nos présidents, qui régulièrement envoient aux haras, quand ils en sont dignes, ces présents très royaux dans lesquels nous saluons avec plaisir
les vestiges de mœurs cavalières d'un autre âge.
Les 10 et II juillet i^ig se rencontraient à Pouilly, à une lieue de Melun, deux princes que le devoir eût dû réunir dans une commune action, mais que la politique séparait à tout jamais. L'un était Jean sans Peur, duc de Bourgogne, Pautre, le très jeune Dauphin de France, le futur Charles VIL Les cadeaux furent d'autant plus somptueux que les rapports étaient plus tendus, et au « riche fermoir d'or garni de très gros diamants » qu'apportait le vassal peu fidèle, le Dauphin répondit par « un coursier baibrun à longue queue' ». Le peuple cria « Noël », dit la chronique. Ce peuple ne vit certainement pas le très riche fermoir, mais il vit le cheval et jugea bien que c'était un cadeau de roi.
Quelque trente ans plus tard, alors que Jeanne d'Arc avait disparu de la scène de l'histoire, René d'Anjou, roi des Deux-Siciles, organisait à Saumur une grande fête, hippique comme toutes celles de l'époque, comme toutes celles aussi qui par une très curieuse coïncî-