‹ Jeanne d'Arc écuyèreChapitre 49 sur 127 · Paul Lacroix, /. c · texte numérisé non relu

Paul Lacroix, /. c

petit effectif possible ; tous, Jeanne elle-même, eussent pansé leurs chevaux et la question de bien-être, qui joue un si grand rôle aujourd'hui, ne dut certainement pas entrer en ligne de compte. Deux servants firent partie de l'expédition : nous estimons qu'en dehors du rôle que leur nom indique, ils conduisaient en main chacun un cheval destiné à parer aux possibles, même probables éventualités.

Peut-être trouverons-nous là l'emploi de ce fameux cheval noir « pili nigri » dont le duc Charles de Lorraine avait fait présent à Jeanne.

Sans doute, nulle part, nous ne rencontrons d'allusion aux chevaux de main affectés à l'expédition.

Ce n'est certes pas une raison ; l'usage était constant pendant tout le moyen âge que les servants conduisaient les secondes montures de leurs maîtres '. Ceux qui ont assisté au départ de Vaucouleurs n'ont pas cru devoir signaler ce détail ; ils ne l'ont peut-être même pas remarqué, tellement ils étaient habitués à voir le servant conduire le cheval de main.

Page 1