‹ Jeanne d'Arc écuyèreChapitre 78 sur 127 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

DE CHINON A BLOIS. l53

sortis de l'atelier de Hauves-Paulvoir', où Jeanne, près de la jeune Héliote, a passé de si douces heures.

Et Phéroïne prend plaisir à essayer ce son

Jeanne d'Arc en costume de guerre.

(jSiaim iquêêtre du xt« tiiel*. — Muiét tk Cluny.)

Cette statue parait être Timage la plus ancienne de Jeanne d'Arc qui soit parvenue jusqu'à nous.

blanc hamois » que maintenant elle possède tout entier. Mais elle ne songe guère au plaisir et ce n'est qu'au voyage qui la conduit à

I. Lettres patentes de Charles VU données à Chinon le 10 mai 1429. Les deux étendards furent payés 25 livres. Cf. Chapoy^ /. c, p. 259.

l54 JEANNE d'arc ÉCUYÈRE.

Blols, au voyage sans retour, qu'elle se trouve dans l'élément rêvé, qu'elle devient « Jeanne chef de guerre », tout en restant plus que jamais « Jeanne d'Arc écuyère ».

Le 28 avril 1429, Jeanne sortant des portes de Blois nous apparaît pour la première fois dans toute sa splendeur de libératrice. Devant elle, sa bannière autour de laquelle des voix mâles chantent le Veni Creator; derrière elle, les gens de sa maison que suit la longue théorie des guerriers '.

Dans la main droite, l'héroïne tient son étendard. De sa main gauche, elle fait sentir l'action du mors au noble coursier qu'elle sollicite peut-être aussi de ses longs éperons à mollettes rayonnantes. Elle tient à paraître digne de commander à tous ces braves; elle se rend compte qu'en présence de la foule qui l'acclame, elle doit séduire par le charme; elle se rend compte qu'un chef doit se montrer cavalier avant tout. Son armure neuve, « blanche comme un lys qui serait de fer*, » étincelle aux

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