Traité de la forme et devis d'ung tournoi
Les plates de fer pour les chevaux ne sont guère employées que chez les Allemands'.
Jeanne ne fera porter aux siens que la têtière d'acier et, du moins pour les jours d'entrée triomphale, elle les couvrira de parements et de housses.
A pied, désarmée, Jeanne « conserve l'état et l'habit de chevalier, les larges chaussures, le pourpoint, le justaucorps et le chapeau sur la tête ; ses habits sont garnis d'or, de soie et de fourrures* ». Nous sommes habitués à voir les hommes d'armes toujours représentés casque en tête et prêts pour la bataille. Il nous faut bien admettre que dans la vie ordinaire ils déposaient leurs armures. Ceci nous explique les premiers portraits de Jeanne, celui entre autres que l'on attribue à René d'Anjou^, dans lesquels à notre étonnement nous la voyons coiffée d'un feutre empanaché.
Certes nous sommes loin du départ de Vaucouleurs et le modeste bahut que la ville d'Or-