Jeanne (TArc racontée par l'image, par Mg» Le Nordez
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léans fît confectionner pour l'héroïne ' ne peut plus suffire à ses riches habits.
Ses compagnons l'admirent sans envie; ils l'ont vue à l'œuvre, ils l'ont vue « infatigable à la peine et si forte à porter les armes que pendant six jours, elle demeurait complètement armée jour et nuit », ils l'ont vue a rester à cheval si longtemps comme étrangère aux nécessités qui l'aïu'aient pu forcer d'en descendre*». Ils l'ont vue rétablir la discipline et chasser leurs « fillettes » sans pitié. Ceci n'est point de notre cadre. Jetons cependant un coup d'oeil sur le dessin naïf du xv* siècle^, qui représente Jeanne d'Arc rompant son épée de sainte Catherine sur le dos « de deux filles mauvaises ». Même dans une occurrence si banale, l'artiste ne se serait pas permis de peindre l'héroïne autrement qu'au galop et c'est en ime charge furieuse qu'elle aborde les pauvres créatures. Dans sa naïveté presque burlesque, cette image nous montre que pour les contemporains la rapidité dans l'action fai-