LA FRANCK ET L'ANGLETERRE. UIII
alliwces, et Hepri IV avQit soutenu tour à tour le duc de Bourgogne et le jeune duc d'Orléans» flepri V* niis comme son père en demeure de choisir, prit pour ennerni cplui qui était au pou^ Yoir; p' était se rouvrir la voie des conquêtes , et donner ^ c^tte guerre d'ambition les dehors d'une guerre sainte, en attaquant les derniers IHutaurs de la papauté schismatique.
La prise d'Harfleur, un autre Calais, un Calais au^ bouches de la Seine, ouvrant la France à l'Angleterra, ferpoant la mer à Rouen, à Paris; la journée d'Azipcourt (1415), répétition sanglante des journées c[6 Crécy et de Poitiers, tels furent Ipfi) débuts de la guerre, et la suite y répondit. Henri V, à ^on retour de Londres, où il est allé mettre en sûreté ses prii^onniers (parmi eux les ducs d'Orléans et de Rourbon), trouve les villes presque sans défense (141 7) : toutes les garnisons en ont été rappelées pour la lutte des Armagnacs contre le^ bourguignons. Caen, Bayeux, etc., sont réduits ^ capituler ; la Bretagne, l'Anjou, sollicitent du vainqueur des traités de neutralité, tels qu'il en a déjà avec la Flandre. Ainsi couvert sur ses flancs , il peut avancer en toute liberté, divisant son armée pour accomplir, au milieu de la terreur universelle, plus de sièges en mépie t^nips. La chute des Armagnacs, la
XXIV INTROPUCTION.
rentrée du duc de Bourgogne à Paris, n'arrêtent pas ses progrès en Normandie. Rouen succombe : c'est au duc de Bourgogne, à son tour, d'en répondre à la France \
La prise de Rouen avait excité la plus vive émotion. Un cri s'élève de partout, qui commande la fin des luttes civiles. Les partis font trêve. Le duc de Bourgogne, ayant le roi, aurait été jusqu'à la paix, et le dauphin, qui était avec les Armagnacs, n'y répugnait pas : il n'avait point de grief personnel contre le duc; et il avait tout intérêt, comme héritier du trône, à s'assurer de son concours. Mais la paix ne se pouvait pas faire entre eux sans supprimer toute l'importance des Armagnacs. Ce furent ces perfides conseillers qui préparèrent et accomplirent, au nom du dauphin, le guet-apens du pont de Montereau(1419).
Le meurtre du duc de Bourgogne , à Montereau, vengeait le meurtre du duc d'Orléans; mais cette vengeance était un assassinat, et ce nouveau crime, loin de rien réparer, devait mettre plus bas encore et le dauphin et la France. Les Parisiens se déclarèrent contre les meurtriers ; Philippe le Bon, fils de Jean-sans-Peur, ne pouvait pas faire défaut à son parti. Il vint, résolu de venger son père, mais par les Anglais,