‹ Jeanne d'Arc (volume 5)Chapitre 14 sur 41 · LA FRANGE ET L'ANGLETERRE. XXV · texte numérisé non relu

LA FRANGE ET L'ANGLETERRE. XXV

et^ paF conséquent^ aux dépens de la France.

Une conférence fut tenue à Arras , et Ton y fixa les bases de la paix, qui fut signée à Troyes (1420).

Le traité de Troyes semblait être la conclusion définitive de la lutte qui avait si longtemps divisé la France et TAngleterre. 11 donnait pour bases à la paix l'union permanente des deux pays sous un môme roi, la fusion des deux familles royales en une seule famille. Le dauphin était proscrit, il est vrai ; c'était le salaire du crime de Montereau. Mais la fille de Charles VI épousait Henri V; elle partageait avec lui le trône d'An- • gleterre en attendant le trône de France : et c'était à leurs descendants qu était assurée la possession des deux royaumes. Tout le monde, hormis le dauphin, paraissait gagner à cet arrangement : le duc de Bourgogne était vengé, Charles VI gardait sa couronne, et la France y trouvait l'assurance de voir se rétablir un jour l'union de ses provinces. Jamais paix avait-elle tant donné aux vaincus? Mais le vainqueur n'y perdait rien que l'odieux même de la victoire. La conquête, se voilant sous les apparences d'un bon accord, y trouvait le moyen de s'affermir et de s'étendre. Que si, pour porter la couronne, Henri V devait attendre la mort de Charles VI,

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