‹ Jeanne d'Arc (volume 5)Chapitre 38 sur 41 · KOT£S · texte numérisé non relu

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seule parole en forme d'affirmation. « En nom Dieu! > Si l'autre lui eût été ordinaire, il serait étrange qu'on n'en eût pas tiré au procès une nouvelle accusation dé sorcellerie. On n'a pas besoin d'invoquer le témoignage de d'Aulon qu'il ne Ta jamais « ouy jurer, blasphémer ou parjurer le Qom de Notre- Seigneur, ne de ses saints, pour quelque cause ou occasion que ce feust. » Ibid.^ p. 219.

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Pudeur : « Quod dum erat in armis et eques nunquam descendebat de equo pro necessariis naturœ.» T. III, p. 118 (Sim. Charles). M Semperinnoctehabebatmulierem cum eacubantem si invenire posset, et dum non poterat invenire, quando erat inguerraetcampis, cubabatinduta suis vesiibus.»T. III, p. 70 (L. de Contes); cf. p. 18 (Dunois); p. 34 (Charlotte Havet); p. 81 (Sim. Beaucroix),.etp. 111 (Pasquerel).

Chasteté qu^elle inspirait : « Dicit etiam quod aliquando in exercitu ipse loquens cubuit cum eadem Johanna et armatis à lapaillcîde, et vidit aliquando quod ipsa Johanna se prœparabal, etc. /6trf.,p. 100 (Alençon); cf. p. 15 (Dunois), et p. 77 (Thibault).

Filles chassées des camps : ibid.^ p. 81 (Sim. Beaucroix). — «Quam tamen non percussit, sed eam dulciter et caritative monuit ne se inveniret amodo in socîetate armaiorum.*» Ibid,, p. 73 (L. de Contes). — « Persequebatur cum gladio evaginalo quamdam juvenculam exîstentem cum armatis, adeo quod eam insequendodisrupitsuumensem.» Ibid,, p. 99 (Alençon); cf. t. IV, p. 71, 72 (J. Chartier).

Page 130, note 1.

Horreur dusafig: t. III, p. 205 (Seguin). — Anglais blessés, secourus :ibid,, p. 72 (L. de Contes). «Fia etiam non solum erga Gallicos, sed eliam erga inimicos.» Ibid,^ ][). 81 (Beaucroix). — Pillage détesté: ibid., p. 111 (Pasquerel); t. IV, p. 500 (Eb. de Windecken). « Nam de victualibus quœ sciebat deprœdata nunquam volebatcomedere.» Jbid,,, p. 81 (Beaucroix). — Charité: « Libenter dabat eleemosyuas, etdixit testis quod multotiens sibi pecunias ad dandum pro Deo concessit. » T. II, p. 438 (J. de

Metz). — «Dicebat qnod erat missa pro consolatione^pauperum el iodigentium. » T. III, p. 87 (Marguerite de La Touroulde). — Soin des blessés : c De pauperibus armatis, esto quod essent de parte Anglicorum, ipsa multum compatiebatur. » lind.^ p. 111. (Pasquerel). -*- Une cmssi banne fUle ;. «Et bene vellet babere unam filiam ita bonam. » T. II, p. 450 ( Aubert d'Ourches).

Page 132, note 1.

Habileté militaire de Jeanne d'Arc ; t. III , p. 100 (Alençon) ; et p. 120 (Th. de Termes) : « Quod extra factum guerrae erat simplex et innocens; sed in conductu et dispositione armatorum et in facto guerrse, et in ordinando bella el animando armatos, ipsa ita se habebat ac si fuisset subtilior capitaneus mundi, qui totis temporibus suis edoclus fuisset in guerra. » Cf. t. IV, p. 3 (Gagny), et p. 70;(J. Charlier) : c Et chevauchoil toujours armée en habillement de guerre, ainsi qu*é~ toient les autres gens de guerre de la compagnie; et parloit aussi prudemment de la guerre comme capitaine savoit faire. Et quand le cas advenoit qu'il y avoît en l'ost aucun cry ou effroy de gens d*armes, elle venoit, fust à pied ou à cheval, aussi vaillamment comme capitaine de la compaignie eust sceu faire en donnant cueur et hardement à tous les aultres, en les admonestant de faire bon guet et garde en Tost, ainsy que par raison on doit faire. Et en toutes les aultres choses estoit bien simple personne, et estoit de belle vie et honesteté. 3> Cf. t. III, p. 424 et suiv. {La Sibylle française.)

Page 133, note 1.

Us panonceaux : 1. 1, p. 97. — État de maison : « Ut ei Rex Garolus aumptus, quibus comitis familiam aequaret, suppete* ret, ne apud viros militares per causam inopias vilesceret. • T. IV, p. 449 (Pontijs Heuterus, écrivain du xvr siècle, d'après G. Ghastelain). Il continue ainsi : « Gonspiciebatur enim ejus in comilatu, prœler nobilespuellas, procurator domus, stabuli prsfectus, nobiles pueri, a manibus, a pedibus, a cubieulis ; colebaturque a rege, a proceribus» ae imprimis a po-

pulo instar divse habebatur. » — Robes-: < A Jacquet Gompaing^ pour demye aulne de deux vers achactë pour faire les orties des robes à la Pucelle, 35 s. p. » T. V, p. 559 (comptes de forteresse).

Nous regrettons que H. Vallet de Viriville, dans la curieuse notice qu'il a publiée , entre tant d'excellents morceaux de critique, sur l'iconographie de Jeanne d'Arc, ait dit que c Jeanne, depuis le jour où elle prit possession de sa carrière, se livra au goût du luxe, qui se développa chez elle d'une manière croissante. » — < Elle aimait, ajoute-t-il, passionnément le cheval, l'exercice militaire, les armes et les vêtements de prix, 3» etc. (p. 3, 4). Jeanne eut des vêtements de prix, Jeanne eut des chevaux : elle en avait une douzaine (tant pour elle que pour ses gens), lorsqu'elle tomba aux mains de l'ennemi (t. f, p. 295). Mais autre chose est de soutenir son rang, autre chose de se livrer au goût du luxe. Parmi les textes allégués, il y a bien celui de Perceval deBoulainvilliers qui dit qu'elle se plait à monter à cheval et à porter de belles armes (ce sont les .armes qu'elle a reçues du roi) : c in equo et armorum pulchritudine complacet. » Mais on est à la veille du voyage de Reims, et il n'en parle que pour opposer son genre de vie à sa nature de jeune fille, et témoigner de son activité : « inaudibilis laboris et in armorum portatione et sustentatione adeo fortis, ut per sex dies die noctuqtie indesinenter et complète armata maneat. » (T. Y, p. 120.) Quant au témoigtiage de Jean Monnet, que, selon le brui t répandu à l'époque où elle fut visitée, elle avait été blessée pour avoir monté à cheval (t. III, p. 63), comment rapporter à la passion des chevaux ce qui était la conséquence de sa vie militaire? Le reproche (à prendre les citations de Fauteur luimême) ne peut donc se justifier que par des emprunts faits soit à l'accusation : < Item dicta Johanna abusa est revelationibus et prophetiis convertens eas ad lucrum temporale et questum ; nam per médium hujuscemodi revelationum sibi acquisivit magnam copiam divitiarum et magnos apparatus et status inofficiariis multis, equis ornamentis » (t. I, p. 294; cf. p. 223, 224); soit à l'extrait de la lettre rapportée à l'archevêque de Reims, RegnauU de Chartres, prélat dont les sentiments pour Jeanne, au jugement de M. Vallet de Viriville,

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