Ibidem, 3 mars, p
3. Au premier interrogatoire, trente-neuf assesseurs; au second interrogatoire du 22 février, quarante-sept; le 24, quarante; le 27, cinquante-trois; le 3 mars, trente-huit, etc.
, Notices des mss., t. III, 28, - S à
Jeanne d'Arc iii
ment deux assesseurs et deux témoins (du 10 au 17 mars). Ce qui peut-être l’enhardit à procéder ainsi à buis clos, c’est que désormais il était sûr de l’appui de linquisition; le vicaire avait enfin reçu de l’inquisiteur général de France l'autorisation de juger avec l’évêque (12 mars).
Dans ces nouveaux interrogatoires, on insiste seulement sur quelques points indiqués d'avance par Cauchon. |
Les voix lui ont-elles commandé cette sortie de Compiègne où elle fut prise? — Elle ne répond pas directement : « Les saintes m’avaient bien dit que je serais prise avant la Saint-Jean, qu’il fallait qu’il fût ainsi fait, que je ne devais pas m'étonner, mais prendre tout en gré, et que Dieu nraiderait… Puisqu’il a plu ainsi à Dieu, c’est pour le mieux que j'ai été prise. à
— Croyez-vous avoir bien fait de partir sans la permission de vos père et mère? Ne doit-on pas honorer père et mère? — Ils m’ont pardonné. — Pensiez-vous donc ne point pécher en agissant ainsi? — Dieu le commandait; quand j'aurais eu cent pères et cent mères, je serais partie 1.
— Les voix ne vous ont-elles pas appelée fille de Dieu, fille de lEglise, la fille au grand cœur? — Avant que le siège d'Orléans ait été levé, et depuis, les voix m’ont appelée, et m’appellent tous les jours : « Jehanne la Pucelle, fille de Dieu. »
— Etait-il bien d’avoir attaqué Paris le jour de la Nativité de Notre-Dame. — C’est bien fait de garder les fêtes de Notre-Dame; ce serait bien, en conscience, de les garder tous les jours.
— Pourquoi avez-vous sauté de la tour de Beaurevoir? (ils auraient voulu lui faire dire qu’elle avait voulu se tuer.) — J’entendais dire que les pauvres gens de Compiègne seraient tués tous, jusqu'aux