Interrogatoire des 3 et 17 mars, p
. 2. Ibidem, 3 mars, p. 84.
3. Au premier interrogatoire, trente-neuf assesseurs ; au second inter-
rogatoire du 22 février, quarante-sept ; le 24, quarante ; le 27, cinquantetrois ; le 3 mars, trente-huit, etc. Nofices des mss., t. III, 28.
ne devais pas m'étonner, mais prendre tout en gré, et que Dieu m'aiderait..….. Puisqu’il a plu ainsi à Dieu, c’est pour le mieux que j'ai été prise.
— Croyez-vous avoir bien fait de partir sans la permission de vos père et mère ? Ne doit-on pas honorer père et mère? — Ils m'ont pardonné. — Pensiez-vous donc ne point pécher en agissant ainsi? — Dieu le commandait ; quand j'aurais eu cent pères et cent mères, je serais partie '.
— Les voix ne vous ont-elles pas appelée fille de Dieu, fille de l’Église, la fille au grand cœur ? — Avant que le siége d'Orléans ait été levé, et depuis, les voix m'ont appelée, et m’appellent tous les jours : « Jehanne la Pucelle, fille de Dieu. »
— Était-il bien d’avoir attaqué Paris le jour de la Nativité de Notre-Dame. — C’est bien fait de garder les fêtes de Notre-Dame ; ce serait bien, en conscience, de les garder tous les jours.
— Pourquoi avez-vous sauté de la tour de Beaurevoir ? (ils auraient voulu lui faire dire qu’elle avait voulu se tuer.) — J’entendais dire que les pauvres gens de Compiègne seraient tués tous, jusqu'aux enfants de sept ans ; et je savais d’ailleurs que j'étais vendue aux Anglais; j’aurais mieux aimé mourir que d’être entre les mains des Anglais ?.
— Sainte Catherine et sainte Marguerite haïssent-elles les Anglais ? — Elles aiment ce que Notre-Seigneur aime, et haïssent ce qu’il hait. — Dieu hait-i les Anglais ? — De l'amour ou haine que Dieu a pour les Anglais et ce