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CHAPITRE QUATRIEME

LA VEILLÉE DES ARMES

Sommaire. — Nouveau portrait de Jeanne d’Arc. — Comment elle se tenait à cheval. — On organise un convoi de vivres pour ravitailler Orléans. — Séjour à Tours. — L’épée de Sainte-Catherinede-Fierbois. — Comment elle se rompit. — Une autre épée. — L’étendard de Jeanne. — Son pennon. — Elle apparaît soudain comme une guerrière accomplie. — D'où lui vint cette expérience subite des choses de la guerre. — Ses deux frères. — Domrémy et Vaucouleurs auprès de Jeanne. — Le bon frère Jean Paquerel. — Transformation morale de l’armée française. — Le juron de La Hire. — Sa prière à Dieu. — Ce qu’était au fond l’ardeur de Jeanne contre les Anglais. — Sa lettre au soi-disant régent du royaume. — Comment les Anglais l’accueillirent. — Une date célèbre. — Pars, ange de Dieu.

L’attention, ou, pour parler plus exactement, l’espérance universelle se fixait sur la virginale héroïne. Grande, bien proportionnée de tous ses membres, remarquablement vigoureuse et saine (1), elle se tenait droit et terme à

1. Remarquablement vigoureuse, elle reçoit un carreau (flèche à pointe carrée), à la prise des Tournelle s. Le carreau, tiré du haut en bas, pendant qu'elle tentait l'escalade, pénètre près delà clavicule : elle se retire du combat, esx sur le point de s'évanouir; vingt minutes après, elle reprend la bataille et, par ses cris, par ses efforts, par son exemple, elle entraîne de nouveau les Français et pénètre la première dans une citadelle, que gardaient le géant Glacidas, et la fleur de la chevalerie d’Angleterre! A Jargeau, on

cheval (1), dans sa taille svelte. Ses cheveux étaient coupés à l’écuelle, c’est-à-dire que le haut du front, les tempes et la nuque étaient rasés, et les cheveux coupés ainsi en rond sur la tête, suivant la mode dite des Aug'uslins (2). Sa voix, au timbre d’or, retentissait avec une harmonie qui a frappé les contemporains (3).

lui lance, du haut du rempart, un rocher qui se brise sur son heaume : « elle fut forcée de se seoir... » dit la chronique. Quelques minutes après, elle se battait de plus belle. A la porte Saint-Honoré, sa blessure fut plus grave : un vireton, sorte de flèche tournante, lui traversa les deux cuisses; par le meme archer, sans doute, son porte-étendard avait été tué. Elle avait franchi le premier fossé; l'attaque n’ayant pas réussi, elle était restée ià.par terre, abandonnée. Vers dix heures, à la nuit, d’Alençon vint la prendre, et, deux semaines plus tard, elle était rétablie, à cheval, hardiment, demandant à recommencer.

1. Elle montait vigoureusement à cheval, et affectionnait les chevaux noirs. La selle d’alors facilitait singulièrement cet exercice parce qu’elle emboîtait presque exactement le cavalier, formant en arrière une petite dossière, de façon que le chevalier pouvait tenir bon au coup de lance. La selle arabe est encore ainsi faite : les cavaliers montaient avec la jambe droite, le pied à fond dans l’étrier, la pointe en bas. Jeanne combattait avec l’épée et la lance.

La manière de combattre du xv e siècle est exactement conservée de nos jours par les torreros. L'imite de combat vers 1430 se composait de six à dix hommes. Un chevalier avait un bon cheval, une bonne armure, et des aides. Le chevalier, un professionnel habile, comme furent Poton, Xaintrailles, La Hire, se chargeait, dans la mêlée, d’attaquer quelque personnage à sa taille : les domestiques, suivants ou pages, à pied ou achevai, occupaient la troupe diverse aidant de leur mieux leur chef d'attaque. Le prisonnier fait payait rançon; on tuait peu, cela ne rapportait rien, et il fallait vivre de la guerre, c’est-à-dire des prisonniers. Jeanne était devenue en peu de -temps un cavalier émérite.

2. M. Siméon Luce a donné de cetlc coupe de cheveux une raison qui ne manque pas de vraisemblance. Jeanne d’Arc fréquenta, dès sa jeunesse, les religieux des ordres mendiants, et spécialement les franciscains, à qui elle se confessa souvent et qui, de leur côté, l’exaltèrent en toute occasion ; or, il y a tout lieu de croire que Jeanne fut de bonne heure afhliée par les frères mi leurs au tiers-ordre de Saint-François; et précisément un des signes extérieurs auxquels se reconnaissaient les adeptes laïques du tiers-ordre franciscain était, pour les femmes, l’obligation de porter les cheveux coupés en rond jusqu’à la hauteur des tempes. (Siméon Luge, Jea?ine d Arc à Domrémy , p. 322.)

3. En dehors des affaires de la guerre, Jeanne demeurait « moult simple, et peu parlant. » Accueillant toujours avec bonté les curieux qui venaient la voir, surtout les femmes, elle leur parlait si doucement et si gracieusement, dit la chronique, qu’elle les faisait pleurer.

LA VEILLÉE DES ARMES

Le duc d’Alençon le constate dans une lettre à sa mère (1).

Le Conseil du roi, malgré ses répugnances et l’hostilité marquée que nous avons déjà constatée, cédait aux conclusions du Comité ecclésiastique et à l’élan du peuple autour de l’envoyée de Dieu, dont la mâle et chaste bravoure réveillait les cœurs désespérés.

Il fut décidé qu’on formerait un convoi de vivres et de munitions pour essayer de ravitailler Orléans et que Jeanne en prendrait le commandement.

Charles VII quitta donc Poitiers, emmenant la Pucelle, et s’en revint à Cliinon, en passant par Chàtellerault. Puis, il la dirigea sur Tours, où devait être confectionné son équipement et organisée sa maison militaire.

Elle entra à Tours vers la fin du mois d’avril 1429 et y fut logée dans le bel hôtel qu’habitait le seigneur de La Roche Saint-Quentin, Jean Dupiiy, conseiller du roi. Entre temps, grâce à la patriotique générosité d’Yolande d’Aragon, qui engagea sa vaisselle pour fournir aux dépenses, le

1. Prince du sang royal et gendre du duc d’Orléans, Alençon eut le titre de généralissime dans la campagne de la Loire, mais il laissa à Jeanne le commandement de l’armée. Les intrigues de cour les séparèrent, au retour de la campagne de l’Ile-de-France. Le duc d'Alençon, deux ans après sa déposition, ternit la gloire de ces souvenirs, en s’alliant secrètement avec l’Anglais. Il fut traduit devant la Cour des pairs et condamné à mort, sentence qui lut commuée en une sentence de prison perpétuelle. 11 fut appelé à déposer au procès de Jeanne, pour qui il professa toujours une profonde admiration. Elle datait du lendemain de leur première rencontre au château de Cliinon. Jeanne, étant montée h cheval dans la plaine de Chinon, courut la lance à la main, comme le meilleur chevalier. Le duc d’Alençon fut ravi de celte vaillance, et lui fit cadeau d’un cheval. « Il l’accompagna depuis assidûment dans les combats, dit M, Sepet, et, quoique le chroniqueur Perceval de Cagny ait sans doute beaucoup exagéré, pour faire valoir son maître, la confiance réelle que Jeanne accordait au prince, on ne peut nier qu’elle n’ait eu pour ce dévoué compagnon de ses fatigues une amitié chaste el sincère. On peut trouver un témoignage des dispositions de Jeanne à l’égard du duc d’Alençon, dans la visite qu’elle fit, peu de temps avant d’entrer en campagne, à la mère et h la femme de ce prince, qui résidaient à l’abbaye de Saint-Florent-lès-Sauveur. Elle y fut fetée plusieurs jours par ces nobles dames, et leur promit qu’elle leur ramènerait sain et sauf, à l’une son fils, à l’autre son mari. »

convoi de ravitaillement s’organisait à Blois, et le roi pourvoyait à l’équipement de la Pucelle.

Deux pièces de cet équipement sont demeurées célèbres: l’épée et l’étendard. Mais, ces deux pièces-là, ce ne fut pas le roi qui les fournit. L’histoire vaut d’en être contée par son merveilleux détail.

« Pendant que j’étais à Tours ou à Ghinon, a-t-elle raconté elle-même dans l’interrogatoire de son procès à Rouen, j’envoyai chercher une épée qui se trouvait dans l’église de Sainte-Catherine-de-Fierbois, derrière l’autel, et o il l’y trouva aussitôt toute souillée (1).

« — Comment saviez-vous que cette épée lût là?

« — Cette épée était en terre, toute rouillée, et la garde était ornée de cinq croix. Je sus qu’elle se trouvait là par mes voix, et l’homme qui l’alla chercher ne l’avait jamais vue. J’écrivis aux prêtres dudit lieu de bien vouloir m’envoyer cette épée, et ils me l’envoyèrent. Elle n’était pas très enfoncée en terre, derrière l’autel, comme il me semble; cependant, je ne sais pas bien si elle était devant l’autel ou derrière; mais je pense bien avoir dit alors qu’elle se trouvait derrière l’autel. Aussitôt après que l’épée eut été trouvée, les ecclésiastiques dudit lieu la frottèrent, et aussitôt la rouille tomba sans difficulté. Ce fut un armurier de Tours qui l’alla chercher. Les prêtres de Fierbois me firent don d’un fourreau,, et les habitants de Tours d’un autre. On lit donc faire deux fourreaux, l’un de velours vermeil, et l’autre de drap d’or. Et moi, j’en fis faire un troisième, de crin solide. »

1. D’après une tradition mentionnée dans un Dictionnaire de Géographie du siècle dernier, cette épée aurait appartenu à Charlemagne. M. l’abbé Chevalier en mentionne une autre, qui veut qu’elle ait primitivement servi à Charles-Martel. Les deux traditions peuvent très bien s’accorder.

LA VET LL K h DES ARMES

Cependant., cette épée était lourde, et mal en main. Elle se rompit à Saint-Denis, un jour que, poursuivant, à cheval une de ces femmes de mauvaise vie dont elle cherchait à purger son armée, elle lui on administra un coup de plat sur les épaules (1).

Mais, bien plus que son épée, « quarante fois plus », comme elle le dit dans son procès, elle aimait son étendard, ce signe et cet instrument de ses victoires, car, jamais elle ne se servit de l’épée pour frapper à mort et jamais ne tua personne. L’ennemi, elle l’abordait, le poursuivait, le chassait, son glorieux et saint étendard à la main.

Sur ses instructions, un Ecossais, de résidence à Tours, lui confectionna un étendard, en tissu de fil, blanc, avec des franges de soie. Sur la face, en champ d’argent (blanc) semé de lis d’or, on voyait Dieu représenté « en majesté » (tenant en mains le globe du monde et trônant sur les nuées), avec deux anges adorateurs qui lui présentaient des lleurs de lis. Le tout accompagné en devise de l’inscription : Jésus Maria. Sur le revers, à l’opposite de cette face ainsi ornée, on voyait l’écu de France, tenu par deux anges.

En outre, Jeanne se fît faire une petite bannière, nommée « pennon », représentant une Annonciation, un ange qui présentait une branche de lis à la Vierge.

\ . Jeanne avait encore une autre épée, et celle-là, elle l’avait achetée à la vente des chevaux, harnais et armes de l’évêque de Sens. Dans le prétoire sinistre de Rouen, où des juges haineux cherchaient à lui arracher des réponses pour motiver leur assassinat, on lui posa cette question :« Puisque les voix avaient mis dans votre main l’épée de sainte Catherine, pourquoi n’avez-vous pas craint d’en prendre une autre, celle d’un évêque?» Et alors, abandonnée comme elle l’était de tout et de tous, il lui vint un grand rayon du beau soleil de Patay; le souvenir de la victoire, de la grande honte anglaise : toute cette réminiscence de gloire transfigura sa physionomie et, pleine d’amour pour la patrie, son gai caractère lui lit oublier qu'elle se trouvait en présence non déjugés, mais de bourreaux, et elle dit à ces Anglais : « Ah! mais c’est qu’avec celle-là je donnais de meilleures bouffes et de meilleurs torchons (1) »!

1. Nous rencontrerons ces expressions naïves, empruntées au langage militaire du temps, et qui signifient « d’estoc et de taille »•

Ainsi équipée, Jeanne apparut soudain comme une guerrière accomplie.

« Elle parlait et devisait des ordonnances et du fait de la guerre, autant et en aussi bons termes qu’eussent su et pu faire les chevaliers et écuyers étant continuellement au fait de la guerre. » .Les chroniqueurs, qui l’affirment, ajoutent : « Et s’émerveillaient docteurs et capitaines et autres de son fait et des réponses qu’elle faisait, tant de la chose divine que de la guerre, et en autres choses elle était la plus simple bergère que oncques l’on vit (1). »

Non seulement la Pucelle parlait du fait de la guerre, elle montrait dès lors qu’elle excellait dans les exercices du parfait chevalier : « Elle courait la lance aussi bien et mieux qu homme d’armes qui fût; elle chevauchait les coursiers noirs, tels et si malicieux, qu’il n’était nul qui osât bonnement les chevaucher (2). »

Et cependant, d’après le premier secrétaire du roi, Alain Chartier, c’était seulement à son départ de Yaucoù leurs, quelques semaines avant, qu’elle était montée à cheval pour la première fois (3).

Elle avait le goût de son nouveau métier. C’est ce qui ressort du portrait que trace d'elle un des grands dignitaires de la cour, de Boulainvilliers, dans une lettre au duc de Milan. Le voici dans son entier. « La Pucelle a la beauté qui convient, quelque chose de viril dans le port; elle parle peu, mais toujours avec un merveilleux à-propos. Sa voix est grêle comme celle d’une femme, elle ne mange presque pas, et en fait de vin, boit moins encore.

1. Procès , t. IV; Jean Chartier, p. 53; Perce val de Cagny, p. 3 : Chronique de la Pucelle , p. 288.

2. Greffier de la Rochelle, p. 23. Cf. Procès, i. III, déposition du duc d’Alençon, p. 92.

3. Procès , t. V, p. 133 : Ascendens equum , quod nusquam antea .

LA VEILLÉE DES ARMES

« Elle se plaît au maniement du cheval et des belles armes, affectionne les hommes de guerre et les gentilshommes, n’a que de l’éloignement pour les réunions nombreuses et les conversations bruyantes ; ses larmes sont habituelles et abondantes ; son visage est avenant et serein ; nul ne fut jamais si dur à la fatigue; si bien qu’elle peut rester six jours et six nuits sans détacher une seule pièce de son armure... Elle vénère le roi (1). »

Les détails de cette lettre du 21 juin 1429 sont complétés par un extrait d’une autre lettre, qu’à la date du 8 juin le jeune seigneur de Laval écrivait à sa mère et à sa grand’mère, de Selles où il avait rejoint l’héroïne.

« Je la vis monter à cheval armée tout en blanc, sauf la tête, une petite hache en main, sur un grand coursier noir, qui, à l’huis (porte) de son logis, se démenait fort, et ne souffrait qu’elle montât, et lors elle dit : « Menez-le à la croix » qui était devant l’église, auprès, au chemin; et lors elle monta sans qu’il se mût, comme s'il était lié; et lors se tourna vers l’huis de l’église qui était bien prochain, et dit en assez voix de femme : « Vous les prêtres et gens d’église, faites processions et prières à Dieu. » Et lors, se retourna à son chemin, en disant : « Tirez avant, tirez avant, » son étendard ployé que portait un gracieux page, et avait sa petite hache en main, et un sien frère qui est venu depuis huit jours partait aussi avec elle, tout armé en blanc. »

« Je sais, disait-elle à ses juges de Rouen, je sais par révélation que Dieu aime mieux le roi que moi, pour l’aise de son corps, » c’est- à-dire pour les biens temporels et pour le trône de Franco, tandis que Jeanne était l’élue du ciel pour le martyre du patriotisme et la gloire d’une royauté céleste. Peu lui importaient donc les défauts de Charles Vit. Jusque sur le bûcher de Rouen, elle professe pour lui un grand respect. Et cependant, si elle se fût placée au regard des défauts personnels'de sou roi, combien peu elle eût professé d’estime pour lui, s’il faut en croire les historiens.

« Charles VII, dit Henri Martin, était alors âgé de vingt-six ans, il avait presque tous les défauts et aucune des qualités de la jeunesse : à la fois mobile et obstiné, léger et « songeur », soupçonneux envers les bons et crédule aux méchants, amolli dès l’adolescence par ce précoce abus de voluptés qui avait coûté la raison à son père et la vie a son frère, il ne mon-

Un ange guerrier, prenant chair et sang, apparaîtrait- il sous d’autres traits? L’ange apparaîtra bien mieux encore dans la bataille (d).

Le duc d’Alençon en témoigne son ardente admiration.

— Tout le monde, répondit-il nettement aux juges de la Pueelle, tout le monde s’étonnait qu’elle se conduisît avec tant de prudence et de prévoyance, comme un capitaine qui, servant depuis vingt ou quarante ans, aurait été rompu aux secrets de l’art militaire.

LTm de ses plus récents biographes (2) le fait justement observer, à ce propos.

« D’ où lui serait venue une telle expérience, puisque, à peine sortie de son village, elle fut mise à la tête de gens armés, sinon de Celui qui sait tout et qui peut tout, et qui, non content de lui avoir donné, dès sa naissance, un grand coeur et une grande intelligence, se plaisait encore à l’instruire chaque jour, et lui révélait par ses « saintes » ce qu’elle devait faire « pour le fait de la guerre » (3).

trait en rien l’activité d’esprit et de corps, ni les passions énergiques de son âge. 11 n’était pas lâche : quand il fut obligé de payer de sa personne, il le fit honorablement; mais il craignait les fatigues et le tumulte des camps,

« ne s’armoit point volontiers et n’a voit point cher la guerre; » il n’était ni cruel ni absolument insensible; « il étoit beau parleur à toutes personnes et piteux envers les pauvres gens; » mais sa sensibilité toute physique, pour ainsi dire, était sans profondeur et sans durée; sa vie morale était toute dans la sensation présente, il n’aimait pour ainsi dire que par les yeux. »

\. Ensuite cette jeune fille, qui n’avait pas l’usage du bouclfer et du casque, on la vit, à l’étonnement de tous, monter un cheval de guerre; tenant d’une main l’épée, de l’antre un étendard qui portait l’image du Rédempteur, elle se livra aux périls et aux travaux des combats et se précipita hardiment au milieu des ennemis. C'est chose incroyable combien elle a osé, combien elle a supporté patiemment d’insultes et de moqueries de la part des adversaires, combien de prières accompagnées de larmes et de jeûnes elle a répandues devant Dieu, afin que les vainqueurs fussent chassés d’Orléans, et qu’ayant ensuite enrichi la France de nouveaux triomphes, rétabli et et assuré le droit du royaume, elle pût, môme pour l’avenir, écarter, avec l’aide de Dieu, le péril menaçant de faire perdre la prospérité et la paix et de porter atteinte â la religion des aïeux. ( Décret d' introduction de la cause de la Vénérable Jeanne d' Arc.)

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