‹ Jeanne d'Arc la VénérableChapitre 21 sur 45 · Wallon, op. cil., t. I, p · texte numérisé non relu

Wallon, op. cil., t. I, p

2. Elle en aperçut un, du parti des Anglais, qui venait dêtre frappé violemment à, la tête. Elle descendit aussitôt de cheval et le prit dans ses bras.

La victoire de Patay, qui acheva la défaite des Anglais sur la Loire, était la première que les Français eussent, depuis de longues années, remportée en plaine. Elle terminait la campagne de la Loire, car le pays tout entier, qui détestait les Anglais, se souleva en masse contre eux. Jonville, où ils avaient laissé leur trésor de guerre, refusa de leur ouvrir ses portes, et les garnisons anglaises de Mont-Pipeau, de Saint-Simon et autres forteresses voisines, se hâtèrent de les évacuer, après y avoir mis le feu.

En huit jours, Jeanne avait pris trois villes et battu en rase campagne ces solides troupes anglaises qui, depuis longtemps, ne se connaissaient plus de rivales. Elle avait déconcerté par la sûreté de son coup d’œil des capitaines tels que Sud'olk, Talbot, Falsloff. Et elle avait dix-huit ans.

Le doigt de Dieu était là. Ce n’est plus seulement le peuple qui le crie, avec ses hosannas enthousiastes, ce sont des tacticiens consom niés qui s’avouent vaincus par la force surnaturelle qui est en cette fil le de Dieu.

Puis, s’apercevant que la blessure était mortelle, elle l'exhorta, les yeux pleins de larmes, le consola affectueusement et lui soutint la tête, tandis qu’un prêtre, appelé par elle, s’inclinait vers lui et le réconciliait avec Dieu.

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