‹ Jeanne d'Arc la VénérableChapitre 28 sur 45 · STATUE DE FR^MIET, PLAGE DES PYRAMIDES, PARES · texte numérisé non relu

STATUE DE FR^MIET, PLAGE DES PYRAMIDES, PARES

DEVANT PARIS

l’âme, tandis que ses voix lui commandaient jusqu’alors, comme elle le déclare, de demeurer à Saint-Denis, elle en reçut tout à coup licence de partir et de suivre le roi dans sa triste retraite. L’armée royale fut de retour à Gien, le 21 septembre.

On a beaucoup discuté sur cet échec et sur cette retraite. Nous venons d’en expliquer le vrai caractère, rien qu’en racontant les événements tels qu’ils s’accomplirent, avec leurs responsabilités et leurs tristesses.

Il reste quelque chose à dire cependant, que le procès de canonisation de Jeanne mettra dans tout son jour, et qui n’a point été dit encore.

La souffrance est le sceau des œuvres de Dieu. Rien de grand, rien de divin ne s’est accompli ici-bas sans l'holocauste. Or, Dieu voulait le salut de la France, et la France avait failli devant lui. Autrefois, lorsque l’humanité entière demeurait criminelle en présence du juge suprême, il fallut qu’un Dieu lui-même souffrît et mourût pour la racheter. Maintenant, la France va recouvrer son auguste mission dans le monde, mais, il faut un sang virginal pour laver ses crimes et la rendre capable d’accomplir de nouveau « les gestes de Dieu par les Francs » dans l’Église. Voilà pourquoi, ô Jeanne, tu as dû connaître l’épreuve, l’humiliation et la tristesse qu'on ne console pas. 11 fallait une martyre pour ton pays, c’est toi que Messire a choisie !...

« quand ils sont blessés ; j'avais été blessée devant Paris; j’offris mes armes « à saint Denis, parce que c'est le cri de France (Montjoic Saint-Denis).

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