‹ Jeanne d'Arc la VénérableChapitre 38 sur 45 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

INTERROGATOIRES SECRETS

Sommaire. — L’impression de l’assistance devient inquiétante. — Fatigue de l’accusée. — Certains juges meme ne peuvent cacher leur sympathie. — Encouragements et manifestations réprimés par le président. — Changement de méthode dans l’enquête. — Ce que furent, d’après M. Wallon, les interrogatoires de la prison. — Les réponses allégoriques. — Si elles peuvent être incriminées de mensonge. — Le Magnificat de Jeanne. — Si Dieu hait les Anglais. — Une sublime riposte. — Encore les vêtements virils. • — La délivrance du duc d’Orléans. — Si Jeanne est décidée à s’évader de nouveau. — Son martyre. — Résumé des interrogatoires et leur conclusion. — Une idée infernale vient à ses persécuteurs. — Le dilemme. — Appel au pape.

Cauchon s’effrayait de l’impression produite sur la nombreuse assistance par ces interrogatoires publics. La candeur, le courage, l’inspiration, qui éclataient à chacune de ses réponses gagnaient visiblement à l’accusée des sympathies inquiétantes.

Sa fatigue faisait pitié. Un jour qu’on parlait de la mener à Paris, elle dit :

— Si je dois aller à Paris; donnez-moi copie de ces interrogatoires, afin que je la baille à ceux de Paris et puisse leur dire : « Voici comme j’ai été interrogée à Rouen et mes réponses, » et que je ne sois plus travaillée de tant de demandes.

Parmi les juges, non moins fatigués de ces longues séances employées à harceler une innocente sans défense et sans avocat, quelques-uns avouaient que, « quand elle parlait des affaires publiques et de la guerre, elle semblait animée du Saint-Esprit. »

Quelques-uns même osaient venir au secours de la patiente comme Jean Lefebvre dans la question de la grâce et Jean de Châtillon, se révoltant à entendre une question à laquelle il déclara tout haut qu’elle n’était pas tenue de répondre, ce qui produisit un grand tumulte dans l’auditoire. Loin de s’en émouvoir, Jean de Châtillon s’écria :

— Il faut bien que je décharge ma conscience.

Cauchon, furieux, lui intima l’ordre de se taire. Il ne put

empêcher, à plus d’une reprise, lorsque Jeanne interloquait ses interrogateurs par une bonne réplique, que les assistants lui criassent pour l’encourager :

— Yous dites bien, Jeanne.

Des gens, jusque-là fort incrédules à sa mission, la proclamaient maintenant inspirée et l’on entendit même des Anglais dire tout haut :

— C’est vraiment une bonne femme. Quel dommage qu’elle ne soit pas Anglaise!

Le dominicain Isambardde la Pierre cherchait à suppléer à l’atrocité des complices qui lui refusaient avocats et procureurs, en lui faisant des signes.

— Pourquoi, lui dit Warwick, soutiens-tu cette méchante en lui faisant tant de signes? Parla morbieu, vilain, si je m’aperçois que tu mettes peine de la délivrer et avertir de son profit, je te ferai jeter en Seine.

Tout cela inquiétait Cauchon et ses maîtres. On avisa au moyen d’y couper court, en supprimant les séances publiques, pour y substituer des interrogatoires, moins fatigants pour les juges et plus sûrs pour l’effet produit sur le public dans l’intérieur de la prison. D’ailleurs, ajouta l’évêque de Beauvais, en faisant part de cet arrangement à ses asses-

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seurs, tout sera écrit, et nous pourrons en conférer au moment utile.

Il délégua Jean de la Fontaine pour ce nouveau système

d’interrogations.

Elles durèrent cinq jours, du 10 mars au 17.

« Les interrogatoires de la prison, a dit M. Wallon, sont, en plusieurs points, comme une édition nouvelle des interrogatoires publics. C’est toujours la même pensée qui y préside; et c’est aussi à peu près le même thème. Le caractère et les particularités des visions de Jeanne, le signe par lequel le roi y a cru, les circonstances en raison desquelles on refusa d'y croire, à savoir, les échecs de Paris, de La Charité, de Compiègne, opposés à son inspiration, et tout ce qu’on peut relever dans sa vie, dans son enfance, dans les actes de sa mission, pour établir l’indignité de l’inspirée, voilà le cercle où continueront de rouler les débats. Malgré ces répétitions, ils sont loin d’être sans intérêt; car une chose y paraît toujours la même aussi, et d’autant plus admirable qu’elle dure sans jamais s’altérer : c’est le calme et la fermeté de Jeanne parmi ces assauts redoublés. Et le désordre même de l’interrogatoire a bien son enseignement : on a vu dans les séances antérieures par quelle tactique le juge, rompant sa voie et revenant par mille détours au même propos, cherche à la prendre en contradiction, sans parvenir à mettre en lumière autre chose que la constance de l’accusée. Mais c’est assez d’avoir suivi une première fois le procès-verbal dans la marche tortueuse de l’enquête. En y ramenant le lecteur, nous craindrions de lui faire éprouver la fatigue dont Jeanne se plaignait ellemême. »

Elle recourut souvent à l’allégorie, dans ses réponses aux

nouveaux interrogatoires. C’était son droit, et il a fallu toute la mauvaise foi de ses juges pour lui en faire un crime (1).

En dehors de cette observation capitale dans la défense des vertus de Jeanne, que l’avocat de sa cause de canonisation a soigneusement mise en tout son jour — nous le montrerons dans un travail spécial — il y a bien des traits à noter dans les interrogatoires secrets de la prisonnière, comme lorsque l’enquêteur lui demande pourquoi Dieu l’a choisie de préférence pour la mission dont elle se targue.

— Il plut à Dieu ainsi faire par une simple pucelle, répond la modeste voyante, pour rebouter les adversaires du roi.

C’est la réponse de Marie, en son Magnificat.

Et, lorsque le questionneur s’aventure sur les desseins de la Providence dans le choix des nations.

D'autres fois, dit Brébal dans >son mémoire apologétique de la Pucelle, elle dissimula avec finesse, ou ce qu’elle dit, elle le dit en figures et en paraboles. En prêtant serment, Jeanne a toujours protesté que, pour tout ce qui regardait son roi, Ton pourrait lui demander bien des choses, sur lesquelles elle ne dirait pas la vérité. Pareille conduite était fort licite, et cela pour trois raisons : 1° Le secret demandé, à raison même de sa grande importance, n’était pas de nature à être ouvertement révélé. IL est bon de cacher le secret du roi, ainsi qu’il est dit au xn e chapitre de Tobie. 2° La deuxième, pour que Jeanne ne se parjurât pas, puisque, ainsi qu’elle l’a souvent répété, elle avait promis de ne jamais manifester ce qui regardait le roi. 3° S’il n’est jamais permis de mentir ou de se parjurer, on peut cependant, par de prudents détours, taire la vérité et user de fictions, ainsi que le fît Abraham en présence de Pharaon* L’exemple est alLégué dans le droit (chap. Quœritur, § Ecce, cause XXII, q. n). Il n’est pas rare de voir les prophètes, les saints, les hommes de Dieu en user ainsi, sans que pour cela l’on puisse les accuser de mensonge. Saint Augustin, dans ses Questio?is su r l'Evangile , dit à ce sujet : « Toute fiction n’est pas un mensonge. Lorsque la fiction n’a pas de signification, elle est mensonge. Elle ne l’est pas, lorsqu’elle exprime une vérité sous le voile d’u ne figure. S’il en était autrement, il faudrait regarder comme des mensonges ce que les sages, les saints, le Seigneur lui-même, ont dit dans un sens figuré, puisque les mots, pris dans leur acception ordinaire, ne recouvriraient pas une réalité. Telle la parabole de l’enfant prodigue... » Saint Thomas enseigne qu’il n’y a pas de fausseté dans les expressions métaphoriques; parce que les mots ne sont pas employés pour signifier les choses dont ils sont l’expression; mais bien les objets dont ces choses sont la similitude.

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— Ne savez-vous point que sainte Catherine et sainte Marguerite haïssent les Anglais?

— Elles aiment ce que Notre-Seigneur aime, et haïssent ce que Dieu hait.

— Dieu hait-il les Anglais?

— De l’amour ou de la haine que Dieu a aux Anglais, je ne sais rien; mais je sais bien qu’ils seront boutés hors de France, excepté ceux qui y mourront, et que Dieu enverra victoire aux Français contre les Anglais.

— Dieu était-il pour les Anglais, quand ils étaient en prospérité en France?

— Je ne sais si Dieu haïssait les Français, mais je crois qu’il voulait permettre de les laisser battre pour leurs péchés, s'ils y étaient.

L’interrogateur chercha à l’incriminer en tout.

Avoue-t-elle avoir salué et honoré les saintes, c’est crime d’idolâtrie.

Les voix l’ont appelée fille de Dieu, c’est qu’elle recherche des adorations sacrilèges.

Mais, quand il la ramène sur la question de son étendard, où il s’efforce de trouver une pratique superstitieuse, il s’attire cette réplique sublime, demeurée dans l’histoire des mots célèbres comme un cri de l’âme française et chrétienne, blessée au vif dans son patriotisme et sa foi.

— Pourquoi fut-il plutôt porté au sacre, en l’église de Reims, que ceux des autres capitaines?

— 11 avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fût à l’honneur.

La virginale pureté de Jeanne, que l’émissaire de Cauchon cherche aussi à incriminer, ressortira encore plus éclatante des interrogatoires de la prison.

On sail pourquoi elle s’obstinait à garder les vêtements

virils, préservateurs de sa vertu et de sa pudeur. L'enquêteur trouva un biais, pour l’amener à se contredire, en l’opposant à l’observation du précepte divin et ecclésiastique d’ouïr la messe, ce qu’on lui interdisait, sous le prétexte de ses habits d’homme.

— Qu’aimeriez-vous le mieux, prendre habit de femme et entendre la messe, ou demeurer en habit d’homme et ne point entendre la messe.

— Certifiez-moi que j’entendrai la messe si je suis en habit de femme, et je vous répondrai.

— Je vous le certilie.

— Et que direz-vous, si j’ai juré et promis à notre roi de ne point quitter cet habit? Toutefois, je vous réponds. Faites-moi faire une robe longue jusques à terre, sans queue, et me la baillez pour aller à la messe, et puis, au retour, je reprendrai l’habit que j’ai.

Elle avait promis, entre les quatre missions dont elle se disait chargée, de délivrer le duc d’Orléans. On lui demanda comment elle s’y serait prise?

— J’aurais pris en France assez d’Anglais pour le ravoir, et si je n’en eusse assez pris de ça, j'aurais passé la mer pour l’aller quérir en Angleterre de force.

— A^os saintes vous Font-elles ainsi promis?

— Oui, je l’ai dit à mon roi, et je lui ai demandé qu’il me laissât faire des prisonniers.

Puis, elle ajouta tristement, sans renier ce point de sa mission.

— Si j’avais duré trois ans sans empêchement, je l’aurais délivré.

Elle expliqua, avec la même franche assurance, sa faute, lorsqu’elle chercha à s’évader, en sortant de la tour de Beaurevoir.

— Partiriez- vous de présent, si vous trouviez l’occasion de partir ?

— Si je voyais la porte ouverte, je m’en irais, et ce me serait le congé de Notre-Seigneur. Mais, sans congé, je ne

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m’en irais, à moins que ce ne fût pour faire une entreprise, afin de savoir si notre sire en serait content.

Elle faisait donc passer la soumission à la volonté de Dieu, avant son ardent désir de fuir loin de ses odieux persécuteurs et de reprendre sa mission.

Les voix d’ailleurs lui parlent de délivrance. Elle le proclame ingénument :

— Ce que mes voix me disent le plus, c’est que je serai délivrée par grande victoire, et elles ajoutent : « Prends « tout en gré, ne te cliaille (soucie) de ton martyre, tu t’en « viendras enfin au royaume du paradis. » Pour cela, mes voix me l’ont dit simplement et absolument sans faillir.

« Son martyre! le paradis! s’écrie ici M. Wallon. Ses juges n’étaient-ils donc que des persécuteurs, devant les quels elle confessait la foi ? Jeanne l’entendait plus humblement d’elle-même; son martyre, c’était la peine et l’adversité qu’elle souffrait en la prison. »

En réalité, Jeanne disait mieux qu’elle ne croyait dire. C’est un vrai martyre qu’elle a soutenu, devant de vrais persécuteurs, et, avant trois mois, le bûcher de Rouen lui aura ouvert, avec le paradis, la gloire réservée à ceux qui ont confessé la foi au péril de leur vie.

« Toutes ces questions, conclut le meme historien (1), toutes ces réponses n’avaient rien fourni de sérieux contre la Pucelle. Il y avait des matières qu’elle avait réservées, où elle avait déclaré elle-même qu’elle ne pourrait pas dire la vérité, parce que cette vérité était le secret d’un autre : le signe du roi. A cet égard, pressée de questions, elle avait fini par calquer ses réponses sur les demandes qu’on lui adressait, prenant au sens allégorique l’idée grossière que

i. Wallon, op. cit., t. Il, p. 139.

s’en faisaient les juges; et quand on aurait pu l’accuser de s’être trop complaisamment arrêtée au développement de son allégorie, en se jouant de la curiosité qu’elle ne voulait pas satisfaire, ce n’était pas un crime capital. Les juges, d’ailleurs, lorsqu’ils s’attaquaient à ses visions, songeaient moins à y trouver des fictions (le cas était véniel) que des ’Ures véritables, des voix réelles révélant la source de leur inspiration par leurs impostures. Mais, tous leurs efforts pour amener Jeanne à se faire leur complice, en rejetant sur ses voix ses échecs ou ses fautes, n’avaient point abouti. Ni dans l’affaire de Paris ou de La Charité, ni dans l’affaire du saut de Bcaurevoir, elle n’avait rien dit qui n’allât contre leur but. Ses voix ne lui avaient rien commandé que de bon, rien révélé que devrai; sa captivité elle-même, elles la lui avaient prédite. Sur aucun point, on n’avait donc pu les prendre en défaut; sur aucun point, on n’avait pu l’incriminer elle-même. Une tentative d’évasion, un chevalier pillard abandonné à la vindicte de la justice, la haquenée de l’évêque de Senlis, un mauvais cheval acheté fort cher et renvoyé aussitôt qu’on le réclame, ce n’était point là de quoi la faire réputer hérétique ; elle ne l’était que dans son habit. Toutefois, si le crime ici était patent, il l’était de telle sorte qu’on sentait le besoin, pour la condamner, d’en avoir un autre à mettre à sa charge. On commençait à en désespérer, lorsqu’on trouva, dans la défiance même de Jeanne à l’égard de ses juges, un piège d’où il semblait qu’elle ne put pas sortir. »

C’est au début du septième interrogatoire secret, le jeudi 15 mars, que l’accusation entra brusquement dans une voie nouvelle et tendit à Jeanne l’horrible embûche.

On comptait bien en effet, observe M. Quicherat, et, après lui, M. Sepet (1), sur ce moyen (les habits d’homme) pour mener Jeanne au supplice. Mais le principal motif de la persistance que montrait sur ce point délicat la chaste

1* Op. ciL, p. 207.

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jeune fille était trop lacile à concevoir, et lui faisait trop d honneur, pour ne pas troubler quelque peu les juges dans leur œuvre d iniquité, s’ils ne trouvaient pas, pour appuyer leur sentence, d’autres raisons que les dangers mêmes auxquels leur lâcheté et leur perfidie exposaient sa pudeur. G est alors que Gauchon résolut de prendre en flagrant délit de désobéissance à l’Église celle qu’il n’avait pueon-

yaincre de sorcellerie. Il conçut un plan d’une infernale habileté.

La conviction de Jeanne au sujet de ses visions était inébranlable; elle ne croyait pas moins à l’existence de ses rapports avec le monde surnaturel qu’à sa propre existence. G était donc là pour elle une question résolue, et qui ne pouvait souffrir aucun doute. Toute hésitation à cet égard lui aurait semblé un grave péché. En lui demandant de soumettre ce point, qui avait pour elle l’évidence d’un lait matériel, à la détermination de l’Église, c’est-à-dire, dans le cas présent, de Gauchon lui-même, son implacable ennemi, en lui demandant de douter provisoirement de sa mission, on avait des chances pour obtenir de l’ignorante jeune fille, qu’on se proposait bien de n’éclairer qu’imparf alternent sur un des points les plus difficiles de la théologie, un refus plus ou moins direct, sans les atténuations requises, qui permettrait de la condamner comme hérétique opiniâtre.

C’est pour cela qu’on lui pose perfidement la question si elle veut se soumettre et rapporter à la détermination de TEglise?

Toutes mes œuvres et mes faits, répondit-elle d’abord sont en la main de Dieu, et je m’en attends à lui ; et je vous certifie que je ne voudrais rien faire ou dire contre la foi chrétienne, et si j avais rien fait ou dit qui fût, au jugement des clercs, contre la foi chrétienne, je ne le voudrais soutenir, mais le bouterais hors.

C’était quelque chose, mais pas assez. Le juge revint à la charge.

Jeanne répondit avec La même candeur, et ce fut Cauchon qui, pour accentuer plus nettement son triomphe, perdit d’un coup tout le terrain conquis, en fournissant à l’innocente enfant l’occasion de faire entendre un appel, dont elle ne paraît pas soupçonner toute l’importance, mais qui suffit à lui seul pour rendre tout le procès caduc.

— Vous semble-t-il, demanda le juge trop zélé, que vous seriez tenue de dire pleinement la vérité au pape, vicaire de Dieu, sur tout ce qu’il vous demanderait touchant la foi ou votre conscience ?

Sans hésiter, Jeanne répondit :

— Je requiers d’être menée devant lui; je répondrai tout ce que je dois répondre (1).

On se hâta de lui parler d’autre chose.

4. Cauchon, à aucun prix, n'aurait laissé juger à Rome celle qu'il n’avait pas môme voulu laisser juger àParis. L’Église, le pape, si Jeanne obéissait à ses injonctions, devaient disparaître derrière lui, Cauchon. Si, au contraire, elle refusait de se soumettre, c’était lui qui se couvrait de l’autorité du pape et de l’Église, dont il se constituait le vengeur, si Jeanne avait pu être librement défendue, un appel pur et simple en Cour de Rome, faitdans les formes requises déconcertait l’évêque de Beauvais et le constituait lui-même en état de rébellion. Aussi s'attacha-t-il à tourner cet écueil par tous les moyens. (M. Sepet, Op. cit ., p. 211 .)

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