AU CIMETIÈRE SAIN T— QUE N
Sommaire. — Les audaces de la dernière heure. — Que faisaient les voix? — Au cimetière Saint-Ouen, le 24 mai 1431. — Sois sur tes gardes, Jeanne! - Le sermon d’Érard. — La Pucelle l’interrompt sur 1 ordre de ses voix. — Nouvel appel au pape. — Injustice du
refus que Cauchon lui oppose. — Instances et fourberies.
Qu est-ce qu’abjurer? — Mais, que veut-on donc de moi? On
promet à Jeanne la liberté. — Vous êtes un traître! — Feinte colère de l’évêque de Beauvais. — Que les clercs la voient et je
la signerai. Les Anglais eux-mêmes s’y laissent prendre.
Le secrétaire du parti anglais substitue une formule à l’autre.
Le rond, la croix et la signature. — Or ça, gens d’église, menezmoi en vos prisons. — Nous la rattraperons.
On. 1 a observé avec beaucoup de vérité (1), c’est à l’heure où tous les préparatifs d’un crime semblent prêts à devenir inutiles, que les malfaiteurs deviennent plus audacieux et plus rusés.
lel fut Cauchon à la dernière période de sa lutte contre r innocence.
A tout prix, il faut empêcher que l’on croie à la sincérité et à la mission de Jeanne. A tout prix, il faut l’amener à se rétracter.
1 our y arriver, rien ne coûtera au haineux personnage.
L H Debout, op. cit., t. II, p. 74. Tout ce qui regarde la prétendue abjuiu ion de Jeanne a etc traité de main de maître dans ce petit volume, nous le suivrons en plus d’un passage de ce chapitre.