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m'emmenèrent. » A la lin [luuitaul elle ohlinl de ses voix congé de s'en aller '.
Mais, avant de partir, elle suspendit dans la basilique royale son blanc harnais, son épée (non i)as l'épée de Sainte-Catherine, qui s'était brisée entre ses mains un jour qu'elle poursuivait ime femme de mauvaise vie, mais une épée qu'elle avait conquise devant Paris en quelque escarmouche). Quand ses juges lui demandèrent pourquoi elle avait fait cette offrande, elle répondit : « Ce fut par dévotion; c'est la coutume des gens d'armes, quand ils sont blessés. J'avais été blessée devant Paris; j'offris mes armes à Saint-Denis, parce que c'est le cri de France (Montjoie Saint-Denis'.j -. »
La grande guerre était finie, l'héroïque jeune fille le sentait bien; son rôle par conséquent touchait à son terme, car elle n'était pas née. Dieu ne l'avait pas envoyée pour user inutilement les forces de son génie dans les combats obscurs d'une guerre de détail. La façon de la Hire n'était point celle de Jeanne d'Arc. Dès lors que la simple et grande combinaison stratégique qui consistait à rejeter les Anglais de la Loire sur la Seine, et de la Seine sur la mei', par une suite de victoires et l'explosion du sentiment national, surexcité par ces victoires; dès lors que ce plan sublime, dont une partie au moins avait été inspirée du Ciel, était abandonné sans espoir de retour, et que l'esprit diplomatique prévalait sur les élans du génie, que restait- il à faire à l'héroïne, à la messagère d'en haut?
Il lui restait à souffrir, à mourir pour son roi, pour sa patrie, pour son Dieu.
» Procès, t. I, pp. 57, 250, 260; t. lY, pp. 27, 29. — Chronique de la Piicclle, p. 2:ri. — Chronique normande, pp. 460, 401. — Vallet de Viriville, Histoire de Charles Vil, t. II, pp. 119, 120. — Sur la question de savoir pourquoi ses voix lui enjoignaient de rester, cf. Wallon, t. I, pp. 279-282, et du Fresne de Beaucourt, Jeanne d'Arc et sa mission, etc., pp. 20, 30.
2 Procès, t. I, pp. 170, 304; t. III, p. 99.