LE PAYS DE JEANNE
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teau pour être ce rovale elle en la voyant: 1 blasphémant u es si près de
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premier étage, te. C'était Île vantes l’impode trois cents dissimulé par S Jeanne, que divine lumivre,
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ë = nest pas mol :
... De la maison de son père on voyait, au sommet d’un coteau dont la pente descendait vers
la rive de la Meuse et au pied duquel était bâti le village, un épais, un sombre bois de chênes, de bois chenu ; vers le milieu de la pente s'élevait un beau hêtre, d'une vénérable antiquité.
nent costumé :
De Vaucouleurs à Chinon le voyage était long, et offrait bien des difficultés, bien des périls, Jusqu'à la Loire on allait se trouver en pays ennemi, parcouru en tous sens par des gens de guerre, c'est-à-dire par des bandits de la pire espèce. Il fallait traverser plusieurs rivières, dont les ponts étaient aux mains des Anglais et des Bourguignons. Les villes étaient également en leur possession ; :i l’on s'y hasardait, on risquait fort de s'y faire prendre. L'hôte de Jeanne à Vaucouleurs, Henri le Royer, lui avait vivement représenté ces dangers. “Je ne crains pas les hommes d'armes, répondit-elle, mon chemin est préparé. S'il y a des ennemis sur le chemin, moi j'ai Dieu, mon Seigneur, qui saura bien m ouvrir une voie pour aller jusqu'au dauphin ; eur je suis née pour le sauver,” Jean de Metz pensa qu'il fallait prendre des précautions, faire des détours, voyager quelquefois de nuit, On prit les chemins les moins fréquentés, et l'on coucha souvent sur la dure pendant les onze jours que consuma le voyage. Après la première journée de marche, on s'arrêta à l'abbaye de Saint-Urbain, où Jeanne put entendre la messe : ce qui fut un grand bonheur, une grande consolation pour elle. La peur ne pouvait avoir prise sur son âme éclairée des rayons d'en haut, Elle encourageuit ses compagnons : elle leur disait : “ Ne craignez point, mes frères du paradis m'enseignent ce que je dois faire.” Elle aurait bien voulu assister plus souvent aux divins offices : “Si nous entendions la messe, répétait-elle, cela serait bin.” Mais la prudence de ses compa-
gnons ne lui permit guère d'entrer dans les églises, Pourtant elle pénétra
dans Auxerre et entendit une messe dans la cathédrale. Tout le lone
de la route elle éditia son escorte par sa foi, sa piété, sa gaieté douce, son énergie. Jean de Metz et Poulangy étaient transportés d'enthousiasme et cet enthousiasme n'avait d'égal que leur profond respect pour elle qui ne leur permit pas l'ombre d’une mauvaise pensée. Dans ces périlleuses conjonctures, sa bienfaisance demeurait inépuisable ; elle répandait d'abondantes aumônes, et empruntait à ses compagnons, pour satisfaire à l'ardeur de sa charité, un argent qui leur aura été rendu, Dieu merci ! au centuple dans le ciel,
La petite troupe arriva enfin sur les bords de la Loire, qu'elle traversa à Gien. Elle s'arrêta ensuite dans un village peu distant de Chinon, où se trouvait une chapelle consacrée à une des suintes de Jeanne, lieu de pèlerinage connu sous le nom de Sainte-Catherine-de-Fierbois. La Pucelle y entendit trois inesses ; puis elle écrivit, ou plutôt fit écrire au
roi, pour lui demander la permission de l'aller trouver dans sa résidence
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lisait-elle, et j'ai bien des choses excellentes à vous révéler ajoutait qu'elle saurait le reconnaitre entre tous.
L'un des témoins du procès de réhabilitation, frère Séguin, qui fut in des eXaminateurs de Poitiers, a rapporté qu'il avait ouï dire à Pierre e Versailles mort évêque de Meaux, que quelques hommes d'armes au ervice du roi, ayant appris l'arrivée prochaine de la Pucelle à Chinon. “étaient mis st: la route en embuscade pour saisir Jeanne et dévaliser on escorte, Mais, quand ils pensaient le faire, voici qu'ils ne purent bouger, et que leurs pieds demeurèrent comme cloués au sol. Jeanne passa done sans encombre, Pierre de Versailles disait tenir son anecdote les hommes d'armes eux-mêmes. Quoi qu'il en soit, le 6 mars 1429, vers midi, l’humble paysanne de Domremy, costumée en homme de suerre, forte de la pureté de ses sentiments, de la loyauté de son cœur, t surtout de la volonté divine qui la faisait agir, fit son entrée dans la ‘ille de Chinon, où elle venait supplier le roi de France, et obtenir à srand’peine de ses conseillers de se laisser sauver par elle, eux et le royaume qu'ils avaient en garde,
Les braves Orléanais, qui soutenaient si courageusement le poids de i guerre et qui se désespéraient de l'abandon où les laissait la cour taient dès lors informés qu’une libératrice leur était envoyée par Dieu ; ine rumeur 1eur était arrivée de Gien, où, disait-on, venait de passer ine jeune fille qu'on appelait communément la Pucelle, et qui se disait chargée par la Providence de faire lever le siège d'Orléans et de mener e dauphin à Reims pour y recevoir l’onction royale. Tout émus de ce ruit, ne se pouvant contenir, ils résolurent d'envoyer à Chinon une mbassade pour recueillir des informations plus amples et plus sûres, Le bâtard d'Orléans, lieutenant général, désigna, pour remplir cette mission, le seigneur de Villars, sénéchal de Beaucaire, et Jamet du Fhillay, plus tard bailli de Vermando:
Les envoyés allaient trouver la Puceile aux prises avec la défiance, es hésitations, les lenteurs du conseil royal, avec les objections de toute sorte des diplomates et des capitaines. Mais, si l’enthousiasme et la foi nt à souffrir de la cauteleuse prudence des politiques, ils en triomphent
ourtant, quand, inspirés de Dieu, ils onnosent l’étornolle sawosce de 88
À i o ÈS raison souveraine aux faibles arguments de la sagesse humaine, si souvent
chancelante et aveugle,