PAU (LL
1e la quitta plus
te écuver, Jean
is de Coutes et
escorte, de st Blois, et bientôt la suivre dans L wloire de son idons-nous quel es soldats, com-
lissant de con-
‘uvre commune,
son camp ? La
étaient braves :
IdANVS AT
issez mal payés
ai ne vivait que > fortune, guersans soucis, un hamps ou dans fiante, Le "ap, ne leur coûtait nt incorrivibles, rdre si naturel, e Père faisait \ en conviendra,
et, comme à ‘spéruit de per- one a leurs mœurs, à Blois, elle fit
scrucifié, Deux
Elle entendit, du côté de l'Eglise, une { voix était accompagnée d’une
de lumière
it par son ordre
des hymmes et
des antiennes en l'honneur de la sainte Vierge, Les soldats accouraient pour se mêler au saint groupe et prendre part à ses chants. Mais Jeanne de guerri ne le souffrait point, à moins qu'ils ne se fussent confessés ce jour-là. BR uerre, la “ Confessez-vous, leur disait-elle, et vous serez admis dans notre con ps avait die frérie.” Et les prêtres réunis autour de l’étendard étaient toujours prêts End
à confesser quiconque se présenterait. E fussent ci
een eEER
Dominée par l'irrésistible influence de la sainte enfant, qui ssns cesse priait, se confessait, communiait, en un mot prêchait d'exemple, l'armée
changea bientôt d'aspect, Tous ces pécheurs endureis, “ces vieux brigands “Roi
armagnacs, ” se sentirent vaincus, s'humilièrent, se frappèrent la poitrine, DE. }, . firent pénitence. Ils se confessèrent, ils communièrent à leur tour. Toutes à. Sulford
les causes, toutes les occasions de péché grave furent sévèrement bannies goal Le (SC! 38 |
du camp; à ce point de vue seulement, Jeanne, si miséricordieuse, sut se DE ion & ais l
montrer impitoyable. Dieu, qui tient dans ses mains le cœur de l’homme ee donna à Jeanne des soldats tels qu'il les lui fallait pour sa grande entre- vill ÿ > (|
prise : tant que l'inspiration de la Pucelle fut dominante, on craignit de : 8 par Die
s'enivrer, de jouer, de piller, et le vieux la Hire se contrai rnit jusqu’à ne he ‘ Le ”
jurer plus que par son bâton. à : ‘ donnez
AMEDI
Terrible aux ennemis, docile aux commandements de ses chefs, réglée
J, D vous n Fes dans ses mœurs, pleine de confiance en Dieu, telle est l’armée que désirait dati r 217 re + Jeanne. Elle savait bien que plus elle approcherait de cet idéal d'une votre } armée chrétienne, plus elle approcherait du triomphe: et la victoire D. rs je [Le obtenue sur ses propres soldats était, à ses yeux, un gage sûr de celles EE pa, , : eur 2 qu'elle allait remporter sur les Anglais. :
L 4 quelqu üllent ‘ }) TMD ni 4 r » vs + Le tous ti CHAPITRE QUATRIEME 3 D corps,
DE obuir,
LES COMBATS iendre ainte eanne à Blois. Lu lettre aux Anglais, Marche sur Orléans, Délivrance de la ville. À tell < lle .e — Entrevue de Loches Jeanne à Selles en Berry. Campagne de la Loire. = t France larcoau, Meunz, Deuugency, Jeanne et Richemont. Bataille de Patay. een JUS n Î \ »1.* : RE: FE = }1 qu Jeanne demeura à Blois environ trois jours. Le corps expéditionnaire : = : Se rion: qui devait escorter les chariots chargés de vivres et de munitions, sous ; ‘ = ; y en les ordres des sires de Gaucourt, de Rais et de de Boussac, de l'amiral de - Et cro
France, Louis de Cuilan, de la Hire, d'Ambroise de Loré, et autres —. L'UCei
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»ldats accouraient unts. Mais Jeanne fessés ce jour-là, dans notre con
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ant, qui suns cesse l'exemple, l’armée es vieux brigands pèrent la poitrine, leur tour, Toutes vèrement bannies ricordieuse, sut se cœur de l’homme r sa grande entrete, où craignit de
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le ses chefs, réglée armée que désirait le cet idéal d’une 1e: et la victoire
rage sûr de celles
Délivrance de la ville, ipagne de la Loire, -
taille de Patay.
ps expéditionnaire de munitions, sous
ssac, de l'amiral de
de guerre, attendait l’ordre du départ. Mais, avant de commencer la uerre, la Pucelle résolut d'adresser aux chefs anglais la lettre qu'elle avait dictée à Poitiers. Voici quels furent les termes définitifs de cette sommation, dont Jeanne disait encore à Rouen que si les Anglais sy
fussent conformés, ils auraient agi en hommes sages. «+ JÉSUS, MARIE +
“Roi d'Angleterre, et vous, duc de Bedford, qui vous dites régent lu royaume de France; vous, (Guillaume de la Poule (Pole), comte de : Sulford (Suftolk): Jean: sire de Talbot ; et vous, Thomas, sire d’Escales (Scales), qui vous dites lieutenants du dit duc de Bedford, faites raison au Roi du ciel de son sang royal ; rendez à la Pucelle, qui est envoyée ici de par Dieu, le Roi du ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est venue ici de par Dieu, pour réclamer les droits du sang royal. Hlle est toute prète à faire la paix, si vous lui voulez faire raison, c’est-à-dire si vous abandonnez le territoire de la France, en nous idemnisant des maux que vous nous avez causés. Et vous tous, archers, gentils compagnons de euerre et autres, qui êtes devant la ville d'Orléans, allez-vous-en dans votre pays, de par Dieu; et si ainsi ne faites, attendez des nouvelles le la Pucelle, qui vous ira voir bientôt, à votre grand dommage. Roi d'Angleterre, si vous ne faites ainsi, je suis chef de guerre, et, en ruelque lieu que j'atteigne vos gens en France, je ferai qu'ils s'en aillent, qu'ils le veuillent ou non; et, s'ils ne veulent obéir, je les ferai tous tuer, Je suis envoyée ici de par Dieu, le Roi du ciel, corps pour corps, pour vous jeter hors de toute la France, Et si vos gens veulent obéir, je les prendrai à merci. Et n'allez pas vous imaginer que vous tiendrez jamais le royaume de France de Dieu, le Roi du ciel, fils de sainte Marie. Celui qui le tiendra, c'est le roi Charles, vrai héritier ; car telle est la volonté de Dieu, le Roi du ciel, qui a été révélée au roi de France par la Puacelie, et il entrera à Paris en bonne compagnie. Si us ne voulez croire les nouvelles que Dieu vous envoie par la Pucelle
n quelque lieu que nous vous trouvions, nous frapperons de bons otions, et nous ferons un si grand tumulte, que depuis mille ans il (y en aura pas eu de si grand en France, si vous ne nous faites raison, Et croyez fermement que le Roi du ciel enverra plus de forces à la Pacelle que vous n'en pourrez rassembler contre elle et ses vaillants
ommes de suerre: et l’on verra bien aux horions qui a meilleur
ITANVS AT
LE SAMEDI
« droit.du Dicu du ciel ou de vous. Vous, due de Bedford, la Pacelle vous “ prie et vous suppplie que vous ne vous fassiez détruire. Si vous lui “faites raison, vous pourrez encore venir en Sa compagnie, là où les “ Francais feront le plus beau fait d'armes qui ait jamais été accompli “pour la chrétienté, Répondez si vous voulez faire la paix en la cité “ d'Orléans ; et, si vous ne faites ainsi, qu'il vous souvienne qu'il vous “adviendra bientôt de grands dommages.
“ Écrit ce Mardi de la semaine sainte.
“ DE PAR LA PUCELLE.” Et dessus :
Au du de Bedford S{ disant AIT nt du T'ON di France, OÙ ü Ses
li utenuntis étant de vant La ville d'Orléans.
Quand les Anglais reçurent cette sommation, ils entrèrent en fureur contre la Pacelle, disant qu’elle se moquait d'eux, l’accablant d'injures, et menacant de la faire brûler. En attendant ils retinrent prisonnier, contre le droit des gens, le héraut qui leur avait apporté la lettre.
Le 27 avril, au matin, l’armée se mit en route. En tète, réunis sous l'étendard que Jeanne leur avait donné, marchaient les prêtres, chantant des antiennes, et le bel hymme Viens, Esprit créateur. Les principales bastilles des Anglais et le gros de leur forces se trouvaient sur la ri droite de la Loire, du côté de la Beauce. C'est par là que Jeanne aurait voulu prendre; mais les chefs de l'armée, qui s'étaient entendus avec bâtard d'Orléans, gouverneur de la ville, en décidèrent autrement, et l'on fit route par la rive gauche, du côté de la Solowne. Le soir venu, on campa, Il fallut coucher sur la dure, Jeanne reposa toute habillée, et si nous en croyons son page, elle fut même quelque peu blessée par le froissement de sa pesante armure, Le lendemain, dès l'aube, on se remit en route ; duns l'après-midi, on arriva près d'Orléans : Jeanne, des hauteurs d'Olivet, put apercevoir la ville qu'elle avait mission de sauver L'armée ensuite descendit du coteau pour se rapprocher de la Loire, et s'arrêta entre Saint-Jenn-le-Blanc et le port de Bouschet, tandis qui les chariots et le bétail continuaient leur marche une lieue plus loin vers les îles de Chécy.
Cependant le bâtard d'Orléans, venant de in ville, avait traversé k
fleuve, et tenait conseil avec les chefs de l'expédition. L'armée royale ni
leur semblait pas assez forte pour résister aux Anglais, sil prenait à
ford, la Pacelle vous détruire. Si vous lui ‘ompagnie, là où les jamais été accompli e la paix en la cité
souvienne quil vous