‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 21 sur 59 · PP · texte numérisé non relu

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opposants, d'ailleurs, n'étaient pas bien d'accord entre eux, Ainsi le duc d'Alençon, plusieurs autres princes du sang et divers capitaines, dé-

‘pprouvant la marche sur Reims, conseillaient une entreprise beaucoup plus hardie et tout au moins prématurée : une invasion en Normandie, une marche sur Rouen, Enfin, après s'être rangé, ce semble, à l'avis de Jeanne, le roi s'en retourna à Sully, et la Pucelle vint à Orléans, où elle rassembla ses gens de guerre, munitions, vivres et charrois, qu'elle con-

duisit le ©! } Gien, qui avait été assigné comme lieu de rendez-vous gé-

néral pour l'armée, Charles VII s'y rendit, de son côté, avec sn maison et son conseil. Les délibérations, les hésitations, les intrigues, recommencèrent comme de plus belle,

À peine arrivé à Gien, le roi avait fait sommer par des hérauts les garnisons de Bonny, de Cosne, de la Charité, Cette tentative étant demeurée inutile, les membres du conseil hostiles à la Pucelle virent lans cet échec une raison de plus de lutter contre son influence. Toutefois le 26 juin, Bonny se rendait à l'amiral Louis de Culan, qui s'était dirigé sur cette ville avec un corps d'armée. Restaient Cosne et ln Charité. Mais c'était une tactique bien vulgaire que celle qui consistait à n'avancer que pas à pas, en laissant chaque fois à l'ennemi le temps de recueillir ses ressources, pour recommencer une lutte que Jeanne (après la lernière campagne, on la devait croire) promettait de rendre désormais ans fruit pour l'ennemi, en frappant la puissance anglaise au cœur par

sacre de Charles VII. On ne voulait tenir aucun compte du sentinent national, qui se réveillait par toute la France avec une incroyable mergie, Les Anglais sentaient le sol trembler sous leurs pas, et ceux-là culs qui devaient profiter de l'assistance divine n’osuient y croire. L'arnent fondé sur l'épuisement des finances royales devenait de jour en jour plus mauvais : les seigneurs, les gentilshommes, les capitaines, les inples hommes d'armes, accouraient de toutes parts sous la bannière royale. On n'avait pas de quoi les payer; mais qu'importe? ils offraient le servir pour rien. Les chevaliers trop pauvres pour s'équiper selon ur rang se résignaient à jouer, durant cette campagne, le rôle modeste

irchers où même de simples contiliers, et, montés sur de petits cheux, ils demandaient humblement quon les laisst verser leur sang pour la patrie. :

Moins la cour prenait garde à eet admirable enthousiasme. plus lennne, que Dieu inspirait, avait foi dans ces élans d’un patriotisme

elle Setforçait de soulever ou d'entretenir sur tous les points du

royaume, Dès le 25 juin, elle avait adressé In tants de Tournay, der u milieu d'un pays ennemi nément fidèles à la cause de C1} 4 VII

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