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hardie, Toujours plein d'hésitation et de défiance, il demeurait immo bile à Senlis,
Cependant, de leur campement de Saint-Denis, la Pucelle et le du d'Alençon dirigeaient chaque jour des reconnaissances, parfois suivies di vives escarmouches, sous les murs de la capitale, Mais, pour tenter un: attaque décisive, la présence du roi leur semblait indispensable, Cett: attaque semblait offrir d'autant plus de chances de succè , que le due de Bedford ne dirigeait plus la résistance, Sans être absolument résign: à la perte de l'Ile-de-France, il s'était décidé à concentrer ses forces en Normandie, voulant tout au moins conserver à son neveu cette belle pi vince, berceau de sa dynastie, et qui était aux yeux des Anglais le plus fructueux résultat ces victoires de Henri V. Quant à la défense de Paris, il en contin le soin à Villiers de l'Isle-Adam et à la faction bour guignonne, [l leur Jaissa toutefois environ deux mille Anglais pour les soutenir, avec la promesse de leur envoyer de nouvelles troupes qu'il soccupa, en eflet, de rassembler en toute hâte, Mais, au fond, il s’en remettait au duc de Bourgogne du soin d'arrêter la marche victorieuse de l'armée française dans l'Ile-de-France et la Picardie, Philippe le Bon ne vint pas s'opposer en personne aux eflorts de la Pucelle; mais il envoya quelques chefs de guerre se joindre à l’Isle-Adam, à Louis de Luxembourg, chancelier de France pour les Anglais, au prévôt de Paris Sinon Morhier, à Jean Rattley, représentant de Bedford, Le chancelier et les capitaines préparèrent de concert une vigoureuse résistance.
En vain le duc d'Alençon envoyait au roi message sur message Charles ne bougeait de Senlis. Le duc se décidu à l'aller chercher, et, le ler septembre, il s'en revint, emportant l'assurance que le roi se mettrait le lendemain en route, Mais il n'en fut rien. Alencon retourna le 5 à Senlis, et fit tant par ses instances, que le roi se décida enfin à venir à Saint-Denis. Il ÿ arriva à l'heure du diner, le mercredi 7 septembre, et ce fut une grande joie dans toute l’armée. Puisqu'on avait le roi, on croyait déjà tenir Paris. Les capitaines, avec l'approbation di la Pucelle, résolurent de donner l'assaut le lendemain, Bien que le avances faites aux Parisiens par le duc d'Alençon, dès son arrivée à Saint-Denis, eussent été repoussées, on n'étiit pas sans espérer quelque soulèvement dans la ville. On comptait, en tout cas, sur le prestige
de Jeanne, encore invaincue, et sur la vaillance des soldats que sa pre
sence enflammait toujours d’une ardeur extraordinaire. On choisit
comme point d'attaque la porte Saint-Honoré.
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us l'avons d le approuvait leur décision : elle trouvait, ce sont ses
* . | { | ne J £ Il = sn£ propres parole les gentilshommes de France faisaient leur devoir en marchant contre leurs adversaires ”, Mais cette ntt ique, c'est encore ui l’a dit, ne lui était pas commandée par ses voir : elle y allait de tout son cœur, avec une pleine conviction, qui prenait sn source dans son [ui ]
patriotisme et d son génie militaire ; mais encore une fois, elle n'y allait
pas par l’ordre d'en haut, Ses conseils. qui, comme on peut l'induire du langage mélancolique tenu par elle à Urespy, préparaient son âme aux tourments et au martyre, en la laissant parfois dans le doute, en l'abundonnant davantag: à sa propre inspiration, en la livrant, en un mot, à la contrariété et à la malice des hommes et des choses, ne lui avaient promis pour ce jour-là aucune victoire, Dieu, dans ses dessein ternels, que les historiens et les philosophes ne sauront jamais comprendre ni expliquer à fond, avait décidé qu'il laisserait Jeanne faire en ce jour le premier pas dans la voie de mort, qu’elle subirait son premier revers, La Pucelle vint done en compagnie des seigneurs et des gens de guerre, près de la porte Saint-Honoré, sur une espece de butte ou de colline que l’on appelait le marché aux Powrceauxr, Là elle disposa les canons et les couleuvrines, qui commencèrent à tirer sur la ville. et prin- Cipalement sur le boulevard qui défendait la porte Saint-Honoré. Le duc d'Alençon et le comte de Clermont se tinrent avec un certain nombre de vens de œuerre derrière la butte, à l'abri de l'artillerie anvlaise. pour repousser l'ennemi, s'il s'avisait par hasard de faire une sortie par la porte Saint-Denis, et de venir attaquer les assaillants par derrière, Le seioneur de Saint-Vallier, s'étant élancé vers ln ville avec une troupe d'hommes aguerris, s'empara du boulevard Saint-Honoré. Les ennemis se retirèrent dans la place, La Pucelle jugea alors le moment favorable pour tenter l'assaut. Elle saisit son étendard et donna l'ordre de marcher aux fossés. Ces fossés étaient doubles. Les premiers étaient À sec; mais les seconds, plus rapprochés de ! étaient remplis d’eau. et d'une grande profondeur. Jeanne :: e circonssunce, mais plusieurs chefs de‘ l’armée, dit-on, ne l'ignoraient point. Par un ignoble
sentiment de jalousie, ils se seraient abs d'en avertir la Pucelie
Le jeudi septembre 1429 jour de la Nativité de la Vierge, à huit