‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 35 sur 59 · ER · texte numérisé non relu

ER

n'aboutit qu'à un demi-succès, Le vice-Inquisiteur se rendit Ë la pris

it blessée du

ieu à Paris:

torité et cela sion, et qu'il eut soin, au és à sa perurice, Gérard jourcelles, ne ment, qui fut des greffiers,

aissa pas de

* Aassésseurs, lies par son mvirons que tain nombre s on décideticles, et l’on > procéder à i, jeudi, vennardi 13, les

rment entre

cident assez ratoire rédilu conseiller ment graves e de crimes 'S, quelqu'un ue, par resà la procémme second office, frère ’aris, et sans son vicaire ut, en eftet, Mais cette

r se rendit

ou à pt endi e,

cer le pauvre moine de la colà en Ssopposant À l'évêque, le comme simple assesseur. J il avait reçut ja veille la co titua promoteur Jean d’'E c'est-à-dire qu'il accepta les personnages remplir ces fonctions

chon un nouveau greffier, Nicolas

la prison de la Pucelle, et, au nom de l'éve

à la séance du 20 février, Homme faible et timide, il ne se souciait pas

de se mêler à cette affaire, Il se hâta done de soulever une question de

compétence. Aux termes de sa commission, disnit-il, sa compétence en

matière de foi ne s'étendait qu'au diocèse de Rouen: et comme Pierre Cauchon présidait dans cette cause en qualité d'évêque de Beanvais, il ne pensait pas, en conscience, avoir le droit de se joindre à lui. jusqu'à ce qu'il eût reçu de son supérieur, l’inquisiteur de France, une déléva.-

tion spéciale, L'évêque s'adressa immédiatement à frère Jean Craverent pour obtenir cette COMMISSION, et, en attendant, il passa outre, Il semble que Jean le Maître aurait bien voulu s'abstenir absolument de

paraître aux séances, Mais Cauchon ne l’entendait pas ainsi ; il fit mena-

Les Francais n’eurent plus, comme le leur avait prédit Jeanne, qu'à poursuivre, à tuer

re des Anglais, Averti qu'il risquait sa vie vice-inquisiteur consentit À siéger, muis 4 153 mars, il fallut bien qu'il devint juge : car minission spéciale solicitée par Cauchon. Il insstivet, eb Jean Massieu exécuteur des citations, déjà choisis par l'évêque pour ; mais il adjoignit À Guillaume Colles et à Man- Taquel, prêtre du diocèse de Rouen.

Ücpendant, le mardi 20 février, Jean Massion s

$ Éfinenorté A Ü UrürispOTLe u&uris

ique de Beauvais, l'avait citée

à comparaître le lendemain, à huit heures du matin, dans la chapelle royale du château de Rouen, pour répondre aux questions qui lui seraient faites sur les crimes qui lui était reprochés contre la foi. Jeanne répondit qu'elle comparaîtrait volontiers, et dirait la vérité sur les points du procès; mais en même temps elle demanda, en premier lieu, que des ecclésiastiques du parti français fussent appelés à siéger parini les assesseurs, et, en second lieu, qu'on lui permit d'entendre la messe la veille du jour où on la ferait comparaître; car on l'avait jusqu'alors privé: de l'office divin, Cette double requête fut rejetée,

Le procès proprement dit préparatoire fut ouvert le mercredi 21 février par Pierre Cauchon, assisté de quarante assesseurs, L’évêque de Beauvais adressa à la Pucelle une ‘“exhortation charitable ”. puis il lui enjcignit de jurer sur les saints Évangiles de dire la vérité sur tous les points de son interrosatoire, “ Mais, dit la jeune fille avec son admirable bons sens, je ne sais pas sur quels points vous voulez m'interroger, Peutétre bien me demanderez-vous telles choses que je ne vous dirai point.— Jurez-vous, reprit Cauchon, de dire la vérité sur ce qui vous sera demandé,

vous en avez connaissance ?— [En ce qui concerne mon père et ma mère, répondit Jeanne, et les choses que j'ai faites depuis que je suis venue en France, je jurerai volontiers; mais quant aux révélations qui m'ont été envoyées par Dieu, je ne les veux point découvrir en ce moment, quand o1 me devrait couper la tête, Je saurai bien dans huit Jours, par le conseil de mes voix, si je les dois révéler.” Cauchon multiplia ses instances, Entin Jeanne, fléchissant les genoux, les deux mains posées sur un grand missel, prêta serment de dire la vérité sur ce qu'on lui deman-

derait touchant la foi. Ce débat au sujet du serment se renouvela duns

l:s séances q irent, Ce fut une lutte opiniâtre qui sengagea entre le persécuteu la victime, celui-là exiveant un serment pur et simple. Î o Î celle-ci maintenant courageusement ses réserves, Après cet incident

commença l'interrogatoire, qui fut borné, ce jour-là, aux questions

d'usage : quels étaient les parents, le lieu de naissance, l’âge de la jeune fille, ete. Pierre Cauchon lui enjoignit ensuite de réciter le Pater. Elle répondit : “ Veuillez m'entendre e confession, et Je vous le réciterai de bon cœur,” Le juge fit la sourde oreille, et, renouvelant son ordre. il

4 a dé lui présenter de resnectubles ecclésiastiques parlant oftrit à Jeanne di ul prese nter deux rt specta )16S ECCIeSIASCI ques parian français, devant qui elle réciterait le Pater, “ Oui, répondit Jeanne,

pourvu qu'ils mentendent en confession.” Mais l'impitoyable évêque

tenait, ce semble, à priver la captive des forces qu'elle avait toujours

puisé dant péine répon elle r'é sa foi, charge Beau} rerait maint.

nature ment ( Jean } prison.

La, salle si un doc questic sa ven:

s#& Con!

atteind comme l'Éclise dont P:

Les An des app VE répondi en

L€ lira.

tot le c

répondr dain l'é carde à vols voi

vous pa

s la chapelle ai lui seraient Jeanne réponles points du lieu, que des er parmi les )

la messe la

isqu'alors pri-

mercredi 21

L'évêque de e ”, puis il lui à sur tous les on admirable rroger, Peutdirai point. — sera demandé, ‘e et ma mère, uis venue en qui m'ont été oment, quand jours, par Île iplia ses insns posées sur mn lui demannouvela dans nragei entre ur et simple,

cet incident ux questions re de la Jeune Pater, Elle e réciterai de son ordre, il iques parlant mdit Jeanne, vable évêque

vait toujours

puisées dans l'usage des sacrements, Il termina cette séance en défendant formellement à la Pucelle de chercher à s'enfuir de sa prison, sous

peine d'être convaincue, par ce seul fuit, du crime d'hérésie. Jeanne

répondit qu'elle n'acceptait point cette défense, et que si, par conséquent, elle réussissait À s'échapper, on ne pourrait lui reprocher d'avoir violé sa foi, puisqu'elle ne l'avait donnée à personne. Elle se plaignit d’être Chargée de chaînes. Cauchon lui reprocha ses tentatives d'évasion à Beaulieu, à Beaurevoir, et il lui dit que, pour plus de sûreté, elle demeurerait dans les fers, “ Cela est vrai, s'écria-t-elle, J'ai voulu autrefois et maintenant encore je voudrais bien pouvoir m'échapper; c’est une idée naturelle et permise à tout prisonnier.” L'évêque après avoir spécialement Commis à sa garde Jean Gris, écuyer au service du roi d'Angleterre, Jean Berwoit et Guillaume Talbot, ordonna de la reconduire dans sa prison.

La seconde séance publique eut lieu le jeudi 22 fevrier dans une

salle située au bouc de la grande galerie du château de Rouen. Ce fut un docteur de Paris, Jean Beaupère, qui procéda à l'interrogatoire. Ses

questions portèrent sur l'enfance de Jeanne, ses pratiques religieuses,

sa venue en France, ses entrevues avec Beaudricourt, avec Charles VII,

sa conduite devant Paris, etc. Elles étaient habilement calculées our Ï

atteindre le but, qu'on se proposait, C'est ainsi que, dans cette séance, on

commença d'insister sur deux points qui, en y joignant l’obéissance à

l'Éclise, étaient destinés à former le nœud de ce complot judiciaire,

dont Pierre Cauchon tenait les fils : les habits d'homme et les visions, Les Anvlais tenaient beaucoup à Savoir quel avait été le véritable rôle des apparitions miraculeuses dans les rapports de la Pucelle avee Charles VIT. Le secret du roi les tourmentait extrêmement, Jeanne refusa de répondre, “Je ne vous le dirai pas ; faites-le demander au roi, et il vous le dira.” C'est principalement sur ce point que l'interrovatoire prit bientôt le caractère d’une véritable persécution,

Le samedi 24 février, Jean Benupère reprit le même sujet, et rovint

sur les visions avec instance : “Depuis quand avez-vous entendu vos voix 2—Je les ai entendues hier et aujourd'hui... ; elles m'ont dit de

répondre hardiment, et que Dieu m'aiderait.” Puis, apostrophant sou

dain l'évêque de Beauvais : “ Vous dites que vous êtes mon juge, prenez

garde à ce que vous faites : car, en vérité, je suis envoyée de Dieu, et

++ )? Tri D

VOUS Vous metftas en era JEAN DEAUPERE, : ‘“( ette vor: dont

vous parlez, est-ce celle d’un ange, vient-elle de Dieu immédiatement,

ou bien est-ce celle d'un saint ou d'une sainte ?” JEANNE : Cette voiæ vient de ln part de Dieu. Je ne vous dis pas tout ce que je sais. Je n'ai pas peur de vous répondre, mais bien plutôt de dire quelque chose qui déplaise à mes voiær.—Cela peut-il déplaire à Dieu que l'on dise la vérité ?—Mes voix m'ont parlé de certaines choses, afin que je les dise au roi et non pas à vous, J'ai appris d'elles, cette nuit, bien des choses qui feraient plaisir au roi, Je voudrais bien qu'il les connût: il en serait plus joyeux à son diner : pourvu qu'il les apprit, je consentirais bien volontiers à ne point boire de vin jusqu'à Pâques’ On le voit malgré les sujets de plainte qu'elle avait eus durant sa courte et glorieuse carrière, maloré l'indifférence, au moins apparente, où Charles demeurait comme endormi, tandis qu'elle marchait à la mort à travers les angoisses d'un affreux procès, elle, était toujours animée du inême amour pour ce roi quelle avait sauvé et qui personnifiait la France. Jean B saupère la mit alors sur le fainsux secret: mais elle déjoua, pour cette fois, son calcul. ‘“ Pourquoi vos voir ne parlent-elles point maintenant à votre roi, comme elles l’ont fait quand vous étiez en sa présence ?—Je ne sais si telle est la volonté de Dieu. N'était la grâce de Dieu, je ne saurais que faire.” Le docteur nbandonna momentanément ce terrain. “ Votre conseil vous a-t-il révélé que vous vous échapperiez de prison ?—Il ne m'appartient pas de vous le dire.—Cette voix, à qui vous demandez conseil, vientelle d’une forme visible et qui ait des yeux ?—Vous ne saurez pas cela encore. Etelle ajouta: “Il est un dicton que répètent les petits enfants : Les hommes sont souvent pendus pour avoir dit la vérité. —Ëtes-vous en état de grâce ?” Cette question révolta l’un des assesseurs, Jean Lefèvre, “C'est une question terrible, s’écria-t-il, l’aceusée n'est pas tenue de répondre.—Taisez-vous,” lui cria Cauchon. Jeanne répondit: “Si je n'y suis, que Dieu m'y mette: et si j'y suis, que Dieu m’y tienne, Je serais la plus malheureuse du monde si je savais que je ne fusse pas en la grâce de Dieu.” Le docteur déconcerté, revint alors sur l'enfance de Ja Pucelle, et notamment il lui fit d'assez nombreuses questions sur les superstitions de son pays, sur le bois chesnu, l'arbre des Fées, ln fontaine, Puis, à la fin de la séance, il lui tendit soudain un piège : “ Voulez-vous un habit de femme ?—-Donnez-ia'en un; je le prendrai, et je quitterai la prison de cette ville; autrement je ne le prendrai point, Je suis contente de celui que j'ai, puisqu'il plaît à Dieu que je le porte” La tactique de l’accusation consistait À passer d’un sujet À un autre, soit brns-

quement, soit par des transitions habiles, afin d’embarrasser l’accusée

Cette voix (2) je sais. Je quelque chose e l'on dise la je les dise au les choses qui

il en serait sentirais bien » voit maluré rlorieuse carles demeurait : les angoisses mour pour ce ean B'aupère ‘ette fois, son nt à votre roi, Je ne sais si > saurais que Votre conseil ne m'apparconseil, vienturez pas celn etits enfants :

Etes-vous

1rs, Jean Le- ; pas tenue de t: “Sije n’y 1e, Je serais sse pas en la nfance de Ja ions sur les 3, ln fontaine.

‘ Voulez-vous > quitterai la Je suis conrte” La tac-

re, soit brus-

3er l’accusée

M TS à RS TS

Page 1