‹ Jeanne d'Arc [microforme]Chapitre 38 sur 59 · FRET · texte numérisé non relu

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La Bastille des Augustins.

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fer ?—Je crois fermement, comme mes : ## me l'ont dit, que je serai sauvée, pourvu que je garde ma virginité de corps d'âme, Je le crois aussi fermement que si je l'étais déjà.—Cette réponse est de grand poids. — Je la tiens aussi pour un grand trésor, — A quoi bon vous confesser désormais, si vous devez être sauvée 2—On ne saurait trop nettoyer sa conscience.” Elle se disculpa, en ces deux interrogatoires, de diverses accusations que Cauchon faisait peser sur elle. Au sujet du saut de Beaurevoir, elle reconnut qu’elle avait eu tort d'agir contre la volonté de ses voir; mais elle protesta qu'elle avait eu l'intention de pi s'échapper et non de se tuer; elle ajouta qu’elle avait demandé pardon à Dien,.et qu'elle savait par sainte Catherine que ce pardon lui avait été accordé.

É Au début du septième interrogatoire secret, le jeudi 15 mars, l’accusation entra brusquement dans une voie nouvelle, et tendit à la Pucelle l'horrible embûche où elle devait succomber. Les informations recueillies par l'évêque de Beauvais pour servir de base au procès avaient fondu, comme le dit M. Quicherat, dans le cours des interrogatoires. Jeanne était demeurée victorieuse sur tous les points; elle avait tout éclaire, tout expliqué à son avantage, En abondant, an sujet du signe donné au roi, dank le sens de ses juges, elle les avait, pour ainsi dire, désarmés. Restaient, il est vrai, les habits d'homme, et l’on comptait bien, en eftet, sur ce moyen pour mener Jeanne au supplice. Mais le principal motif de la persistance que montrait sur ce point délicat la chaste jeune fille était trop facile à concevoir, et lui faisait trop d'honneur, pour ne troubler pas quelque peu ces hommes dans leur œuvre d’iniquité, s'ils ne trouvaient, pour appuyer leur sentence, d'autre raison que les dangers mêmes auxquels leur lâcheté et leur perfidie exposaient sa pudeur, C’est alors que Cauchon résolut de prendre en flagrant délit de désobéissance à l'Église celle qu'il n'avait pu convaincre de sorcellerie. Il conçut un plan d'une infernale habileté. La conviction de Jeanne au sujet de ses visions était inébranlable ; elle ne croyait pas moins à l’existence de ses rapports avec le monde surnaturel qu'à sa propre existence. C'était done là pour elle une question résolue, et qui ne pouvait souffrir aucun doute. Toute hésitation à cet égard lui aurait semblé un grave péché. En lui demandant de soumettre ce point, qui avait pour elle l'évidence d’un fait matériel, à la détermination de l'Église,

c'est-à-dire, dans le cas présent, de Cauchon, son implacable ennemi, en

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chances pour obtenir de l’ignorante jeune fille, qu'on se proposait bien de n'éclairer qu'imparfaitement sur un des points les plus difficiles de la théologie, un refus plus ou moins direct, sans les atténuations requises, qui permettrait de la condamner comme hérétique opiniâtre, Ce plan, qui pourtant faillit échouer grâce à la loyaaté de quelques assesseurs, réussit, grâce à des machinations souterraines, et surtout grâce à l’intimidation exercée par Cauchon sur les hommes qui cherchèrent à éclairer la Pucelle, et ne purent parvenir à la sauver. Le pièce redoutable où tomba la jeune fille, et dont plus tard, mieux instruite, elle essaya, mais en vain, de se débarrasser, lui fut présenté par le juge hypocrite sous la forme indignement trompeuse d’une exhortation charitable, Poussé par lui, et en dépit de sa conscience, le délégué Jean de la Fontaine invita doucement l’accusée à s'en rapporter au jugement de l'Église, si elle avait fait quelque chose contre la foi. “ Eh bien! dit Jeanne, que mes réponses soient vues et examinées par les clercs, et puis que l'on me dise si l’on y trouve quelque chose contre la foi chrétienne : je saurai bien dire par mOn conseil ce qu'il en sera, Si toutefois il \ a réellement quelque chose contre la foi chrétienne, je ne le voudrais soutenir, Je serais bien courroucée d'aller contre la volonté de Dieu.” Ces paroles, empreintes d’une aussi exquise humilité, étaient loin de répondre à l'attente de l'accusation. Aussi s’empressa-t-on d’enfermer l’accusée dans le cercle d’où l’on J'igeait qu'elle ne pourrait sortir, Elle désavouait par avance ce qu'elle pouvait avoir fait de mal: on lui demanda de renier ou du moins de mettre en doute le bien même qu'elle avait fait. Après une explication de la différence existant entre l'Église triomphante et l’Église militante, qui ne dut pas produire un effet bien puissant sur cet esprit sublime, mais peu versé, on le conçoit, dans la science, d'ailleurs si belle et si nécessaire, des distinctions théologiques, on la requit formellement “ de s’en remettre sur-le-champ à la détermination de l’Église pour tout ce qu'elle avait fait, soit en bien, soit en mal”. Comme Cauchon l'avait prévu, Jeanne refusa de répondre, “Je ne vous en répondrai, dit-elle, autre chose pour le présent.” On se garda bien d’insister immédiatement sur ce point décisif, et, avant d'y revenir, On passa aux questions qui avaient jusqu'alors défrayé les interrogatoires, On appuya principalement sur les habits d'homme, qui, joints à l'accusation d’hérésie, prenaient un grande importance. Jeanne désirait vive. ment entendre ia messe, On lui tendit un Douveau piège, au meven d’une feinte concession : ‘’Aimez-vous mieux prendre un habit de feinme

et entendre la messe, où demeurer en votre habit d'homme et ne pas l'ouir ?—Certitiez-moi que j'entendrai la messe, et je vous répondrai.— Je vous certifie que vous entendrez la messe, pourvu que vous soyez en habit de femme.—Et que direz-vous, si je vous déclare ici que j'ai juré à notre roi de ne pas quitter cet habit? Toutefois je vous réponds : aites-moi faire une robe longue, traînant jusqu'à terre, sans queue, et donnez-la-moi pour aller à la messe; et puis, #1: retour, je reprendrai l'habit que j'ai.—Voulez-vous entendre la messe ? rrenez définit'vement un habit de femme.—Je me conseillerai là-desus, et puis je vous r{pondrai. Mais, au nom de Dieu et de Notre-Dame! qu'il me soit permis d'entendre la messe en cette bonne ville.—Prenez un habit de femme, simplement et absolument. lornez-moi un habit semblable à celui que porte la fille d’un bourgeois, c'est à savoir une houppelande longue et je la prendrai: et je prendrai même un chaperon de femme pour aller entendre la messe, Mais, le plus instatament que je puis, je vous requiers ie me laisser cet habit que je porte, et de me laisse: entendre la messe ‘ans le changer.

cusation revint alors brusquement sur la question principale, Fi usance à l'Église : “Voulez-vous soniettre tout ce que vous avez ‘et fait à la détermination de l'Église ?—Toutes mes œuvres, tous nes actes sont en la main de Dieu, et je m'en rapporte à lui, et je vous certifie que je ne voudrais rien faire ou dire contre la foi chrétienne: et si j'avais fait ou dit quelque chose qui fût à ma charge, et que les clercs reconnussent contraire à la foi chrétienne, je ne le voudrais soutenir, mais je le jetterais dehors.— Voulez-vous, oui ou non, vous soumettre à l'ordonnance de l'Église ?—Je ne vous en répondrai maintenant autre chose; mais, samedi prochain, envoyez-moi un de vos clercs, si vous ne voulez revenir vous-même, et je vous répondrai à ce sujet avec l’aide de Dieu, et l’on mettra ma réponse en écrit” L'accusation se sentait en bonne voie: mais c'en était assez pour ce jour-là, et, abandonnant ce terrain, l'on ramena la question des voir et des visions, qui reprenait aussi son importance, dès lors qu’on se croyait assuré de faire de Jeanne une hérétique. Le surnaturel, par rapport à une hérétique, ne pouvait plus être, en etlet, aux yeux de l'opinion, qu'une émanation du mauvais esprit, et Cauchon dut <’applaudir de la tournure que son infâme habileté réussissait enfin à donner à ce beuu procès, 24 ES FES

F eu 4 ifit Dit QUIL HIUILICINC CU UII NCUVIEME Inter-

en

rogatoire secret. Ce furent les deux derni::: du procès dit prépara-

toire, tint p à la q “tous notre etje

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Vous ver les Franc Dieu au } aume de ] je l'ai di neur,— |

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t ne pas ondrai.,— soyez en j'ai juré à réponds :

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rincipale, JOUS AVEZ vres, tous j je vous enne; eb les clercs soutenir, nnettre à nt autre | VOUS ne l’aide de sntait en nnant ce reprenait le Jeanne pouvait mauvais me habine inter-

prépa r'a-

toire. La première question eut trait aux

tint plus que jamais l’absotue vérité, et à la question principale, “tous ses dits et faits, soit en bien,

soit en mal, à la détermination de notre sainte mère l'Église ”.

Jeanne répondit: “ Quant à l’Église, je l'aime e tout mon pouvoir pour Ue n’est pas moi que l’on devr

et je la voudrais soutenir d

ait empêcher d'aller à l'Eglise e

tendre la messe, Quant aux bonnes œuvres que j'ai

faites, et quant à

Jeanne blessée devant P

aris,

ma mission, il faut que je m'en rapporte au Roi du ciel, qui m'a env

vers Charles, fils de Charles, roi de France, qui sera roi de France.

oyée

Vous verrez, ajouta-t-elle dans un magnifique élan de patr les Français auront bientôt un grand av Dieu au point qu'il y aura une é

aume de France. Je le

iotisme, que antage qui leur sera envoyé par trange secousse dans presque tout le roydis afin que, quand ce sera ad venu, on se rappelle que

le l'ai dit.—Quand cela arrivera.t.il ΗJe m'en rapporte à Notra.Q

ie . "UCI

n rapporter à la détermination men rapporte à Notre-Seigneur, qui

zneur.— Voulez-vous, oui ou non, vous e

le l'Église ?—Je m'a envoyée, À

visions, dont Jeanne mainqu'on rattacha immédiatement en sommant de nouveau l’accusée de soumettre

notre foi chrétienne.

t d’en-

ASE

Notre-Dame et à tous les benoiîts saint et saintes du paradis. M'est avis que c'est tout un de Notre-Seigneur et de Église, et que l’on n'en doit point faire de difficulté, Pourquoi faites-vous difficulté que ce ne soit tout un?”

On lui expliqua plus à plein la différence existant entre l’Église triomphante ct l'Église militante, “l'Église triomphante, c'est Dieu; ce sont les saints, les anges et les Âmes sauvées. L'Église militante, c'est notre saint-père le pape, vicaire de Dieu sur la terre; ce sont les cardinaux, les prélats de l'Eglise et tout le clergé, ainsi que tous les bons chrétiens et catholiques. Cette Église, bien et dûment assemblée, ne peut errer; car le Saint-Esprit la gouverne, Voulez-vous vous en rapporter à l’Église militante ?—Je suis venue au secours du roi de France au nom du Seigneur, de la vierge Marie et de tous les benoïts saints et saintes du paradis, au nom de toute l’Église victorieuse de là-haut, et par son commandement, et à cette Église-là je soumets toutes mes bonnes actions, et en général tout ce que j'ai fait et tout ce que je ferai encore.—Vous sonmettez-vous à l’Église militante ?—Je n'en répondrai maintenant autre chose” L'accusation triomphait: elle s’empressa de rattacher le plus étroitement possible à la désobéissance la question des habits d'homme, comme elle y avait rattaché les visions, en passant sans transition d’un sujet à l’autre. “Que dites-vous aujourd'hui de lhabit de femme que l’on vous offre pour que vous puissiez entendre la messe ? — Quant à l’habit de femme, je ne le prendrai pas encore; j'attendrai qu'il plaise à Notre-Seigneur que je le fasse. Et cependant, si l’on doit me conduire au supplice dans l'appareil ordinaire des condamnés, je requiers aux seigneurs de l'Église qu'ils me fassent la grâce que j'aie une chemise de femme, et un couvre-chef en la tête. J'aime mienx mourir que de renier ce que Notre-Seigneur m'a fait faire—Vous dites que vous portez un habit d'homme par le coinmandement de Dieu; pourquoi done demandez-vous une chemise de femme en article de mort ?” Jeanne écrasa son juge sous cette réponse d’une effrayante simplicité : Il me suffit qu'elle soit longue.

On revint ensuite sur divers points déjà suffisamment expliqués par Jeanne, mais qui, groupés autour de l'accusation d’hérésie, reprenaient maintenant la force qu'ils avaient perdue. Vers la fin du dernier inter-

rogatoire, Cauchon, en voulant accuser trop nettement son triomphe, faillit

perdre d’un seul coup tout le torrain au'il avait conquis Il demand: ra .

ou fit demander à la Pucelle : “ Vous semble-t-il que vous seriez tenue de

dire | dema Sans | drai t un mi voque parler demer patrie enfant brusqu quité « et l'in céleste Cette ( votre E celles d les ane brillère dans ler nale ; |’, avec Ja cierges, main, ‘“ juges, c ses acoly L'év déployée plètemer cès-verb:

l'honnèt.

ment im} l'iniquité nents, et ieurs as émoigna; iettre en Dès le

radis, M'est que l’on n'en

jé que ce ne

entre l'Église est Dieu; ce nilitante, c'est ont les carditous les bons assemblée, ne vous en raproi de France oits saints et de là-haut, et s toutes mes » que je ferai en répondrai s'empressa de question des 1 passant sans ui de l’habit lre la messe ?

e; J'attendrai \t, si l’on doit condamnés, je râce que j'aie J'aime mieux Vous dites e Dieu; pourle de mort ?”

ite simplicité :

expliqués par e, reprenaient dernier interiomphe, faillit

Il demanda

eriez tenue de

dire pleinement la vérité au demanderait touchant lu

sans hésiter :

pape, vicaire de Dieu, sur tout c foi ou votre conscience ? ” “Je requiers d'être men drai tout ce que je de

e qu'il vous Jeanne repondit ée devant lui: devant lui, je réponvrai répondre,” C'était presque un appel en forme : t la victime allait rompre les file voque où elle se débattait de parler d'autre chose,

demeurée célèbre,

un mot de plus, e ts captieux de l'équipuis plusieurs jours, On se hâta de lui La dernière question posée amena une réponse paroles qui se transmettent dans nération, et que les pèr

patriotique orgueil,

une de ces notre

‘es rapportent à leurs

un de ses éclairs qui, déchirant brusquement les nuages amassés sur la mémoire de quité de ses adversaires, et aussi. il faut bie et l'ingratitude de ceux

patrie de génération en gé

enfants avec un

Jeanne par l’ini-

n le dire, par Ja névlirence qu'elle avait sauvés, frappent soudain d'une céleste mais trop rapide

lueur la radieuse figure de Ce

tte question avait trait à son étendard, “P votre bannière fut-elle

la Pucelle de France, ourquoi, Jui demanda-t-on, portée en l'église de

Reims, au sacre, plutôt que celles des autres capitaines ?”

Oubliant pour un instant sa son martyre, l’accusée redr brillèrent ; elle revit en esprit l’aug

douleur et essa fièrement la tête, ses yeux uste cathédrale, les

les angoisses de

pairs de France

dans leurs habits magnifiques ; le connétable, tenant en main l’'épé

e nationale ; l'archevêque de Reims et ses évêques, vêtus de leurs robes t le peuple en foule qu'inondait la ]

Elle se revit elleté à la peine, s'écria-t-elle e juges, c'était bien raison qu'il fût

violettes, avec la mitre et la crosse ;: e

ueur des

cierges, et son roi couronné. même, son étendard à la

main, ‘Il avait é n regardant fixement ses à l'honneur,” ses acolytes, et elle demeura dans In prison,

L'évêque de Beauvuis pouv

Cauchon se retira ave:

ait se féliciter de l'habile

té qu'il avait Paratoire ; mais ce serait

déployée dans ce procès pré apprécier incomplètement le caractère de ce complot judiciaire, que de $s’e

n tenir au procès-verbal dressé, sous les yeux de

Cauchon, par des greffie , Mais qui tremblaient ment impitoyable de la rancune

rs qui étaient

l'honnêtes gens sans doute SOUS Sa main, instru-

des Anglais, liniquités révoltantes dont nous dev nents, et notamme

Il est toute une série ons la connaissance à d’autres docunt au procès de réhabilitation, où les gr

effiers et pluassesseurs, vivant encore à

cette époque, furent appelés en de ces iniquités achèvera is du juge et l’inne

Ieurs

émoignage, Un tableau sommaire de

iettre en lumière l'infâme parti pr Dès le début, le beau procès

nee de ln uni!

ee UC i& ViGtime,

de Pierre Cauchon avait été très nette-

LG JEANNE D'ARC

ment caractérisé par un homme de grande science et de grand cœur c'était un jurisconsulte normand nommé Jean Lohier, Ce docteur etant venu « Rouen lors des première seances l'évêque di Benuvais

ongea à s'appuyer sur lui, comme il s'appuyait déjà sur les plus renom-

inés docteurs de l'université de Paris, Il lui communiqua donc lu pardu procès qui était déjà cou hée par écrit. Lohier, désirant se | nen consciencieux, demanda deux ou trois jours pour

\ avis. Cuuchon, mécontent, résolut de l'intimider, et lui

enjoignit de répondre le jour même, Lu réponse ne fut pas pour cela p'us satisfaisante, Lohie: déclara formellement que le proces ne valait rien pour plusieurs causes: premièrement, parce qu'il n'avait point la forme d’un pro ès ordinrire: secondement, parce que les assesseurs, ayant été très ivent rassemblés dans un lieu clos et fermé, n'avaient pas eu pleine et pure liberté de dire leur pure et pleine volonté; troisiènement, parce que, l'honneur du roi Charles VIT se trouvant engagé en cette matière, on n'avait appelé personne du parti français: quatrième ment, parce qu'on n'avait pus remis à l'aceusée un sommaire des points esquels elle devait être interrogée, et qu'on ne lui avait pas donné

sur de défenseur, ce qui pourtant était indispensable dans le cas présent,

lorsqu'il s'agissait ‘une simple et ignorante jeune fille, obligée de répondr à tant de maîtres et de docteurs sur des matières si difficiles, comme, par exemple, la ré-élation divine, dont Jeanne se disait honorée. Aïns done, à ses veux, le procès était radicalement l. Cauchon, comme on

pense, fut singulièrement courroucé d'une telle franchise, I! n’en

insista pas moins pour garder le jurisconsulte normand en quuit

d'assesseur, espérant bien le convertir par des promesses, des dons ou d

menaces, Mais Lohier refusa ument de prendre la moindre

au procès. Furieux l’'évèque l bla en toute hâte dans sa : assesseurs Jean Bean e, J icqi d Touraine, Nicolas Mi

Pierre Maurice, omas de Courcelles et Nicolas Loiseleur. “ Voilà

hier, s écria-t rs de Jui, qui veut mettre de b: oppositions à n

procès! Il veut l’anéantir, et prétend qu'il est radicalement nul! Si on

É covait, il faudrait tout recommencer, On voit bien, ajout:

que! pied ileloche, Par saint Jean! nous ne tiendrons point compte d

son avis; mais nous continuerons le procès comme nous l'avons com mencé.” Cette scèn > pa it un sam lemain dimanch: durant l'offi vi oreffier Manchon, & out acé à côté d

irisconsult i demanda quii pe 1 pr de

crand cœur

Ce docteur de Benuvais s plus renomdonc la parr, désirant se is jours pour timider, et lui pas pour cela ocès ne valait avait point la les assesseurs, rmé, n'avaient lonté ; troisièant engagé en 8; quatrième ire des points ait pas donné e cas présent, ée de répondre Mciles, comme onoree. Ains 1ON, cornime on chise nd en queité les dons ou d

moindre

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