ON
No 2
LE SAMEDI
4 Mar 1895
court, qu'e l'eût jamais vu.
de la faire conduire auprès du roi.
elle, qu’il ait bon courage, qu'ilnelivref
lle reconnut d’abord avec l'aide de ses voix, bien qu'elle ne
Elle supplia ce capitaine de lui donner une escorte et
“ Mandez du moins au daunhin, disaitjoint encore bataille à ses ennemis ;
: Dicu lui enverra du secours vers le milieu du prochain carême. Le
royaume 1 ppartient point à Ini, mais à mon Seigneur, qui toutefois veut bien lui en confier la garde, Le dauphin deviendra roi, en dépit de ses ennemis ; je le mènerai à Reims, où il sera sacré, — Quel est ton Seigneur ? dit Beaudricourt. — Le Roi du ciel.”
Le œmmitaine de Vaucouleurs n'était qu'un grossier homme de guerre.
; de Jeanne ne le touchèrent point. Il dit à Durant Laxart
Les paroie folle, et il lui conseilla de la ramener le
que sa cousine était une plus tôt
possible à ses parents, après l'avoir bien soutiletée,
se laissa pas abattre par cette résistance, p Mais, pour cette fois, elle n’insista plus et s en rations
Jeanne ne ar cet aftront prélude de tant d’autres.
revint à Domremy, où elle reprit auprès de ses parents ses OCCu]
habituelles, sa douceur, sa docilité.
infructueuse ; mais Jeanne
Cette première tentative était demeurée ] Le doigt de Dieu lui
était entrée dans la période active de sa carrière.
indiquait le chemin que son héroïsme devait suivre, route glorieuse où
idaient, bien des angoisses, et au bout « nce éternelle, le bûcher, encore
bien des triomphes l'atter le laquelle
la Providence distinguait, dans sa prescie
enfoncé dans ln brume de l'avenir, où la sainteté de l'héroïne devait
recevoir, avec la palme des martyrs, la couronne des bienheureux.