XII DEDICACE
et. jusque SOUS les pieds de la statue du Martroy.
Plus on semble vouloir éloigner la France moderne de l'ancienne et renier les nobles traditions de celleci, plus les âmes fidèles éprouveront de consolation à voir rajeunir une fois de plus et rapprocher de nous le plus grand des souvenirs de la vieille France.
Lorsque nous demandons à la Papauté d'élever sur les autels de la chrétienté la première des femmes françaises , c'est bien le moins que nous saisissions toutes les occasions de prouver au monde que la France est restée fidèle à la mémoire de sa sainte et héroïque fille. Enfin comment ne pas rappeler ici que si jamais Rome accueille vos supplications, Monseigneur, et les nôtres, elle rendra l'immortelle sentence dans la langue même que Vernultz a fait parlera Jeanne d'Arc?
Agréez, je vous prie. Monseigneur, l'hommage de mon respect filial.
Antoine de Latour.
8 mai 187g.
Orléans, le 6 août 1879.
Monsieur,
Bien volontiers j'accepte la dédicace de voti'e Jeanne d'Arc latine : je l'accepte, parce que, ayant eu l'intention de Toffrir au grand évéque à qui je succède, et à cause de cela, à moi-même, je ne puis répudier cette partie de mon glorieux héritage, et aussi parce que toute occasion d'apporter ma part de sympathie à notre héroïne me trouvera toujours prêt.
Je vous prie donc, Monsieur, de vouloir bien agréer mes remerciements pour Phonneur que vous me faites, et, en même temps, toutes mes félicitations pour vos persévérantes recherches et vos heureuses découvertes.
Vous le dites bien : Jeanne d'Arc est une des plus belles tigures de notre histoire :