XIV DEDICACE
figure si belle que la poésie, même la mieux inspirée, est toujours restée au-dessous de sa simple et authentique histoire. Cette tigure a donc dû rayonner bien au delà de la France. Par goût de lettré et d'érudit, et surtout par patriotisme , il vous agrée, Monsieur , de rechercher les traces que Jeanne d'Arc a laissées dans les littératures étrangères. Déjà l'Espagne vous a répondu, et dans une publication d'une critique ingénieuse et savante, vous nous avez montré comment le génie espagnol a compris et célébré la vierge de Domrem}, la Pucelle d'Orléans. Aujourd'hui, c'est sur un document oublié, mais curieux , de la renaissance des lettres en Belgique, que vous avez mis la main ; sur une tragédie écrite en cette langue qu'on appelle morte quelquefois, que j'appellerai immortelle, en cette langue latine des Universités et du monde lettré : en sorte que c'est le retentissement de Jeanne d'Arc, non plus seulement dans les âmes populaires et poétiques, mais chez les érudits et les savants que votre découverte nous permettra de con-