DEDICACE. VII
Il avait été trois fois recteur de l'Université et laissait, en mourant, la réputation d'un homme sage et pieux dont la conduite n'avait cessé d'être irréprochable.
Nicolas de Vernultz joignait à tous ces titres celui d'historiographe de l'Empire et du roi d'Espagne et celui de conseiller aulique. Je relève ces titres parce qu'ils expliquent, ce me semble, le choix des sujets dont se compose le théâtre de Vernultz. Ecrivant l'histoire et en ayant donné leçon pendant de longues années, quoi de plus simple qu'il lui ait emprunté les sujets de la plupart de ses drames, et en particulier celui de Jeanne d'Arc ? Il n'est parlé nulle part de la représentation de ses tragédies , mais il est probable que ce répertoire n'est si riche que parce que les collèges y puisaient largement dans les grandes' solennités ; et comment supposer que la Jeanne d'Arc n'attirait pas d'abord toutes les préférences ? mais c'est là une simple conjecture.
Je ne suivrai pas les notices que j'ai dû consulter au sujet de ce digne personnage dans ^énumé^atior^ de toutes les œuvres qu'il a publiées ou laissées en manuscrit. II y a de tout dans cette vaste table des matières, des histoires, des traités de rhétorique ou de morale, des discours sacrés et profanes, des panégyriques étendus ou en abrégé , des dissertations sur toute espèce de sujets , des commentaires, et, ce qui nous importe ici, des tragédies.