VIII DEDICACE
En i63i, Vernultz réunit en un volume les dix qu'il avait composées et, sept ans après sa mort, elles reparurent plus nombreuses que dans le premier recueil. Je n'ai pas à examiner dans son ensemble cette œuvre artificielle : une seule de ces pièces nous intéresse, celle qui a Jeanne d'Arc pour sujet. Dès 1629 elle avait été publiée, dédiée à Richelieu, que l'auteur, ce qui surprendra un peu, comparait à son héroïne.
Invité à faire connaître cette composition singulière par M. le comte de Puymaigre, qui a bien voulu croire que j'avais qualité pour le faire, quand il avait lui-même tant de titres à la rendre populaire, et qui , le premier , l'avait signalée aux amis de Jeanne d'Arc, je n'ai pu me défendre d'obéir à un appel aussi honorable et de céder à la tentation de réimprimer, en le traduisant, ce latin qui ajoute à la gloire de l'héroïne. Ce qui m'y encourage encore, c'est que je ne m'adresse pas seulement ici à l'évêque. d'Orléans et de Jeanne d'Arc, mais au vénérable recteur de cet excellent séminaire de la chapelle Saint-Mesmin, auquel me rattache à jamais, outre le lien d'une sympathie profonde , le souvenir d'une épreuve qui a été une des douleurs de ma vie. Je n'aurai donc aucune mauvaise grâce à parler devant vous. Monseigneur, je n'ose dire avec vous, d'un sujet qui se produit par cette belle langue latine qui n'est pas seulement celle de l'Église.