DEDICACE. IX
mais le principal objet des études qui se poursuivent avec tant de succès, sous vos auspices, dans ce g\-mnase où le grec, d'autre part, est si peu négligé, qu'on y a \m, représentés par des enfants, dans la langue même de Sophocle, les chefs-d'œuvre de la muse antique.
Un dernier motif du travail dont je vous entretiens trop longuement, peut-être, Monseigneur, c'est que la tragédie elle-même m'a paru mériter d'être connue. Au premier abord, je l'avoue, ce latin, dans cette bouche qui, si clairement et mieux que nul des contemporains, parlaic notre vieux français, m'avait un peu déconcerté, disons le mot, rebuté, et j'avais quelque peine à en prendre mon parti. Peu à peu, cependant, et à mesure que j'avançais laborieusement dans la lecture du texte, venait à moi et pénétrait jusqu'à mon cœur, des pages jaunies du doux volume, je ne sais quel parfum oublié du xve siècle, je ne sa'S quel écho lointain de cette parole héroïque qui vibre dans les vieilles chroniques du temps, je ne sais quel souffle enivrant de la passion qui avait été la vie de toute une époque de notre histoire , et je me demandais s'il fallait que cela fût perdu pour ceux qui ne lisent pas le latin, à supposer que ceux qui le Lsenc aillent chercher le volume dans la poudre des bibliothèques publiques, et, l'y ayant trouvé, prennent le soin de recueillir la sève qui circule encore sous