Shakespeare, Henri IV
JEANNE D’ARC DEVANT L’ÉGLJSE DE FRANCE
de Prussien, une fille perdue, un être obscène, la honte de la nature (1). « Le flot de boue montait, montait et menaçait d’engloutir jusqu’à la dernière notion de la libératrice nationale (2). »
Mais, Dieu soit béni ! il était donné à notre xix e siècle de relever cette noble, chère et sainte mémoire. En voulant éclairer le passé de la France, la science a fait des découvertes contre lesquelles ne peuvent plus lutter les misérables restes du naturalisme païen et de la tradition voltairienue. A la lumière sincère et crue des documents, l’esprit public s’est réveillé de sa torpeur, l'opinion égarée a repris le vrai chemin de l’histoire et s’est trouvée en face de la Vraie Jeanne d’Arc, élue de Dieu, inspirée de Dieu, bras de Dieu, victime de Dieu, miraculeusement suscitée du ciel pour sauver le peuple béni des Francs. L’éloquence enhardie par la science a chanté avec enthousiasme l’idylle, l’épopée et le drame à travers lesquels se déroule la vie de la douce, vaillante et sainte libératrice. Elle est même venue d’outre -mer pour faire au nom du peuple bourreau son amende honorable (3). L’art s’est inspiré dans ses œuvres de ce type à la fois charmant, héroïque et touchant. Le patriotisme chrétien rêve pour lui des fêtes et des monuments où puissent s’exprimer grandement et noblement l’admiration, la reconnaissance, l’amour et le repentir. Evêque du martyre, vous nous réunissez aujourd’hui pour achever l’œuvre de la réparation, et pour consacrer à la