VL
fèr%< "
rowt-'t
WW / UWW^' 1 - - -
5VOVCI//T OX^ Auf> (^ /SvKX^VVJtP - --te jûfvcCWO'V^ '\)tZü(r &vy-
vKvfikr <v C<\j^c^^j^tcjpv6
'// r (Htl [fw-CVVOVfcvttr OViV^
e par le Roy du ciel, mon droicturier et souverain seigneur, que le ray de France et vous, ainsi que doivent faire loyaulx christians; et s’il vous plaist à guerroier, si ale j sur les „ J,, *«e ne guerroie^ plus en saint royaume de France, et faictes retr aire incontinent u gentil roy de France , il est prest de faire paix à vous, sauve son honneur, s il ne tient en tre bien et pour vostre honneur et sur voq vie, que vous n’y gaignere f point bataille a guerroient contre le roy Jhesus, roy du ciel et de tout le monde, mon droicturier et roiez contre nous, vous, voq gens ou subgiey et croieq seurement que, quelque nombre de le et du sang qui sera respendu de ceux qui y vendront contre nous. Eta trois sepmaines i aujourd’hui dimanche xvu* jour de ce présent mois de juillet, ce fait en la cite de Reim uns « soit garde de vous, s’il lui plaist ; et prie Dieu qu’il y mecte bonnes pacs. E script
ir le Roi du ciel de droit mon souverain seigneur, que le roi de France et vous fassiez ent comme doiv’ent faire de loyaux chrétiens. Et s’il vous plaît de faire e je le puis, de ne plus guerroyer dans le saint royaume de France, et de fan e ret
auant au noble roi de France, il est prêt à faire la paix avec vous, sauf son honneur, si ^ , f „ ir vntre vie aue vous n’y gagnerez pas de bataille
, pour votre bren et votre honneur et u . . ^ ^
* êaerroient contre le .0, e u o u c e « nombre de gens
à Dieu pour qu’il vous garde, s il lui plaît, et je prie Dieu q y
PARIS
d’un jour. Le ieraoût, on était à Montmirail; le 2, à Provins. On retournait vers la Loire.
Les retards du roi avaient donné à Bedford le temps de se reconnaître; sa marche en arrière lui offrait l’occasion de reprendre l’offensive. Il n’y manqua point. Le 25 juillet il avait amené dans Paris les cinq mille hommes de Winchester : cinq mille hommes bien résolus, ce semble. Ils venaient gagner les indulgences de la croisade, et l’un des capitaines portait « un étendard tout blanc, dedans lequel avoit une quenouille avec cette devise : Or vienne la belle ! en signifiant qu’il lui donnerait à filer. » Le 3 août, le régent signait une proclamation qui appelait tous ses feudataires de France et de Normandie à venir dans le mois accomplir leur service; et, sans les attendre, il quittait Paris avec la troupe de Winchester et un nombre égal d’autres soldats recrutés par lui-même; il arrivait par Corbeil à Melun (4 août). Sur le bruit que les Anglais venaient, l’armée royale sortit de Provins et alla jusqu’à la Motte-de-Nangis. Mais on ne vit rien; et, le bruit courant que Bedford regagnait Paris, le roi reprit le chemin de la Loire. C’est derrière ce fleuve que les courtisans voulaient aller se reposer d’une campagne qu’ils trouvaient assez longue.
Leurs intentions furent pourtant déconcertées.
En quittant la Motte-de-Nangis, le roi était venu à Bray, où il comptait passer la Seine. Les habitants avaient promis obéissance, et l’on avait remis le passage au lendemain. Mais pendant la nuit, une troupe d’Anglais, détachée sans doute par Bedford, s’établit dans la ville, et les premiers qui s’approchèrent furent tués ou détroussés. Le passage ne fut pas forcé; car il n’y aurait eu que les courtisans pour l’entreprendre : toute l’armée avait vu avec indignation qu’on s’en allât quand tout invitait à marcher en avant. Aussi cette déconvenue était-elle une bonne fortune; le duc de Bar (René d’Anjou) et le duc d’Alençon, les comtes de Clermont, de Vendôme et de Laval, comme Jeanne et tous les autres capitaines, laissèrent voir la joie qu’ils en avaient.
On revint donc au plan de la Pucelle : et cela se voit par une lettre qu’elle écrit ce jour même, 5 août, aux habitants de Reims. Elle les rassure contre les craintes que leur devait inspirer la retraite du roi vers la Loire. Elle leur apprend le fait qui a suspendu ses progrès et trompé l’impatience de leur
attente : le roi a conclu avec le duc de Bourgogne une trêve de quinze jours, à l’expiration de laquelle le duc lui doit rendre Paris. Elle convient que, malgré cette promesse, elle n’est point contente de trêves ainsi faites; « et ne sais, dit-elle, si je les tiendrai, mais si je les tiens, ce sera seulement pour garder l’honneur du roi. » Du reste, elle affirme qu’on n abusera pas le sang royal, et qu’au terme de quinze jours 1 armée sera prête à agir s’ils ne font la paix. Et pour ne laisser aucun doute sur le but vers lequel on marche , elle date sa lettte « emprès un logis sur champ au chemin de Pans. » Si le duc de Bourgogne devait, au terme de quinze jours, rendre Paris, il convenait sans doute d’être à portée de le recevoir : la trêve même que l’on disait conclue faisait un devoir à la cour de se rapprocher de la capitale. Le roi reprit le chemin de Provins : le 7 il était à Coulommiers; le 10, à la Ferté-Milon ; le 1 1, à Crespy en Valois. Ce brusque changement dans la marche de l’armée française alarma justement Bedford. Le régent y avait été pour quelque chose, si, comme on le peut croire, c’est lui qui avait envoyé les troupes que l’on a vues a Bray; et lui-meme s était porté à Montereau-faut-Yonne, pour appuyer ce mouvement. Mais apprenant que le roi, loin de chercher à forcer le passage, regagnait le Nord, il lui écrivit une lettre où ses appréhensions se cachent sous les termes du mépris et de l’insulte. Il écrit à « Charles, qui se disait dauphin et ose maintenant se dire roi; » il lui reproche ce qu’il entreprend tortionnairement sur la couronne du roi Henri, naturel et droiturier roi de France et d’Angleterre, et les moyens qu’il emploie pour abuser le simple peuple, comme de s aider « d’une femme désordonnée et diffamée, étant en habit d’homme et de gouvernement dissolu, et aussi d’un frère mendiant (frère Richard), apostat et séditieux, tous deux, selon la sainte Écriture, abominables cà Dieu; « il ajoute qu’il le poursuit de lieu en lieu sans pouvoir le rencontrer, et lui offre cette alternative : ou de fixer un jour et un endroit pour une conférence à laquelle il pourra venir avec l’escorte de « la diffamée femme et apostat dessusdits et tous les parjures, et autre puissance » qu’il voudra ou pourra avoir, mais à la condition qu’il s’agisse d une paix « non feinte, corrompue, dissimulée, violée ni parjurée, » comme celle de Montereau , où le dauphin a fait assassiner Jean sans Peur; ou bien déterminer promptement la querelle par les armes, afin d’épargner au pauvre peuple les malheurs de
Lettre de Jeanne aux habitants de Reims, 5 août 1429. — D’après l’or j
Lecture. — Mes chiers et bons amis, les bons et loyaux François de la ci . vous requiert que vous ne f aides nul doubte en bonne querelle que elle mqyne poi que je vivray. Et est vrai que le roy a faict trêves au duc de Bour goigne quinze quinze jours. Pourtant ne vous donnés nulle merveille se je ne y entre si briejj r. sçay si je les tiendray ; mais si je les tiens , ce sera seulement pour garder l’oiii et maintendray ensemble l’armée du roy pour estre toute preste au chieff desdicn vous prie que vous ne vous en donnés malaise tant comme je vivray, meq vous r:t se il y a nuis triteurs qui vous veullent grever, et au plus brie/ que je pourra) } soit garde de vous.
Escript ce vendredy, cinquiesme jour d’aoust , empr'es un logeis sur champs Ist
Traduction. — Mes chers et bons amis, les bons et loyaux Français de j x vous requiert que vous n’ayez nulle inquiétude sur la bonne querelle quelle sou.: pas tant que je vivrai. Il est vrai que le roi a fait trêve avec le duc de Bourgogne au bout de quinze jours. Pourtant ne soyez pas surpris si je n’y entre aussi vh les tiendrai. Mais si je les observe, ce sera seulement pour garder l’honneur < : maintiendrai réunie l’armée du roi pour être toute prête au bout de ces quinze ® prie de ne pas vous en donner de souci aussi longtemps que je vivrai, mais voi a nuis oppresseurs qui vous veuillent faire tort, et aussi vite que je le pourra : à Dieu pour qu’il vous garde.
Écrit ce vendredi, 5e jour daoût, près d un logis aux champs, sur la route
jppartenant à M. le comte de Maleyssie, à Houville, près Chartres.
h GcCifrZ | tÇ <vnv LV Co^, -ûz^h-,
:jtc nrwJ&c ^3ow& JVC^ Cil ^ ^owivC <VvvCa-cɣc (ZfU2* /w. ,*
àLj £t~
Î'VV*^ ci^vê c§d^(
<>v*V'fcïVvvV‘- />vC- £c4v<3. ^i-twt «t/t
W 'vvc ce-iv^4 *- /V^
fêyw w%'vvt.
/^€ift^'^S fe- C&Si>^Cs$
»w«* (***£%?, ç\^Jt j~stL&$ - - -
>'-^vC\ t
'O'***'^ ce4v-vMb 4e- ^VV- 'VvC r^A%c k*a-
r^yy^rl 2ïy3£Lvc^,
o a >'C?tfÇ1
ir'iT' -rfwcV' ^2. x^m>cb^. t '
^ o^tcv^ .
Qjùtr- cv- (oXvÔ>j>c-3^ C^
^ins , Jehanne la Pucelle vous faict assavoir de ses nouvelles, et vous prie et $ig royal : et je vous promet et certijfy que je ne vous abandonneray point tant ’urant, par ainsi qu’il ly doit rendre la cité de Paris paisiblement au chieff de , combien que des trêves qui ainsi sont faictes je ne soy point contente et ne ■u roy , combien aussi que if ne r abuseront point le sang royal, car je tendray -e jours, s’ils ne font la paix. Pour ce, mes très chiers et parfaicts amis, je I que vous faictes bon guet et gardeq la bonne cité du roy; et me faictes savoir j . en osteray; et me faictes savoir de vos nouvelles. A Dieu vous command qui
il min de Paris.
î de Reims, Jeanne la Pucelle vous fait savoir de ses nouvelles, et vous prie et ibur le sang royal, et je vous promets et certifie que je ne vous abandonnerai e jours durant, à la condition qu’il doit lui rendre la cité de Paris paisiblement ■ce que je ne suis pas contente des trêves ainsi faites, et je ne sais pas si je Comme aussi ils ne réussiront pas à abuser le sang royal, car je tiendrai et s’ils ne font la paix. Pour cette raison, mes très-chers et parfaits amis, je vous :ers de faire bon guet et de garder la bonne cité dü roi, et faites-moi savoir s’il fus en délivrerai; et faites-moi savoir de vos nouvelles. Je vous recommande
■jg. y5. —Église de Baron, près Senlis; xm'-xvi' siècle. État actuel. D’après un dessin de M. J. Gérin , professeur, secrétaire du Comité archéologique de Senlis. — Selon toute probabilité, c est dans cette église que Jeanne communia, la veille de l’Assomption, en compagnie du comte de Clermont et du duc d Alençon. Ce renseignement résulte des recherches faites par M. Ernest Dupuis, vice-président du Comité archéologique de Senlis.
la guerre, et lui rendre ce repos « que tous rois et princes chrétiens qui ont gouvernement doivent quérir et demander. »
Ce fut le 1 1, à Crespy en Valois, que le roi reçut cette lettre, et déjà Bedford était au voisinage (à Mitry, au sud de Dammartin), prêt à donner la bataille qu’il offrait, mais à une condition pourtant : c’est qu’on la vînt chercher dans ses lignes ; car il comptait sur l’impétuosité française pour qu’elle renouvelât à son profit les journées de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt. Ainsi provoqué, le roi vint à Lagny-le-Sec, poussant son avant-garde à Dammartin, et il envoya la Hire et quelques autres capitaines pour reconnaître la position des Anglais. Pendant toute la journée du 1 3, il y eut de fortes escarmouches autour de Thieux, entre Dammartin et Mitry, en avant de l’armée anglaise. Mais tout se borna là : car les capitaines jugèrent que les Anglais s’étaient trop assuré l’avantage du terrain ; et Bedford, ne se voyant pas autrement attaqué, se replia le soir même sur Paris pour chercher des renforts.
Ces hésitations des Anglais, ces défis suivis sitôt de la retraite, ne faisaient qu’encourager les villes à se donner au roi. Le roi les pressait d’ailleurs par ses messages. Revenu à Crespy, il envoya ses héraults à Compiègne, à Beauvais, et il marchait lui-même vers la première de ces villes, quand il apprit que Bedford était à Louvres, d’où il ramenait, avec ses troupes, celles qu’il attendait. Il revint sur ses pas, et, arrivé à Baron, il envoya Loré et Xaintrailles s’assurer des mouvements de harmée anglaise. Il ne fut pas longtemps sans recevoir d’eux la nouvelle qu’elle marchait sur Senlis, qu’ils l’avaient vue tout entière : mais, quelque hâte que l’on fît, on arriva trop tard pour l’empêcher de franchir l’étroit passage de la rivière qui coule de Baron à Senlis (la Nonette) et de s’y établir près d’un lieu où les Anglais, fort superstitieux, selon les témoignages du temps, devaient trouver un favorable augure, l’abbaye de Notre-Dame de la Victoire. Il était soir-, après quelques escarmouches, les Français se logèrent près de Montépilloy.
Le lendemain, 1 5 août, malgré la solennité de la fête, tous s’attendaient à la bataille. La messe fut dite à la première heure; et aussitôt chacun de monter à cheval et de se préparer au combat. L’armée s’était formée en trois corps : le premier sous le duc d’Alençon et le comte de Vendôme; le second sous René d’Anjou, duc de Bar; le troisième, formant l’arrière-
Cû
Oû
ex
ex
eu ^
bD j
3 5 .ET p
bfi S
G Js
C/> vy
Cl, o
O *xD
U oj û-
o 1/3 « >> uT £
ce
ÇJ