‹ Jeanne d'ArcChapitre 71 sur 112 · PENDANT LA MISSION DE JEANNE D’ARC · texte numérisé non relu

PENDANT LA MISSION DE JEANNE D’ARC

a carte du royaume de France pendant la mission de Jeanne d’ Arc a été conçue dans le même esprit que la « carte de la France sous le règne de saint Louis »

qui accompagne la dernière édition de Joinville donnée parM. de Wailiy. On y a tracé, aussi exactement que possible , les limites du royaume, ainsi que celles du domaine royal et des fiefs les plus importants. On a cru utile, en outre,

Initiale d’un ms. français du xv° siècle, n° 51 , . . j i 1

à 1» Mbiioth. nat. de fixer les bornes de la domination an¬

glaise lors de l’arrivée de Jeanne d’Arc à Orléans (29 avril 1429), — c’est-à-dire au moment le plus critique pour la nationalité française, —

et l’on a pensé qu’il était nécessaire de déterminer l’étendue du pays occupé par le parti français au temps de la prise de la Pucelle sous Compiègne (24 mai 1430). Enfin, on a essayé d’indiquer sur cette même carte l’iti-

ÉCLAIRCISSEMENTS

néraire suivi par la libératrice d’Orléans, tout au moins pour ceux de ses voyages sur lesquels on a des renseignements précis.

Nous regrettons de n’avoir pu justifier, ici même, les lignes principales de la carte-, mais nos lecteurs trouveront, dans un travail que nous venons de publier sur « les limites de la France et l’étendue de la domination anglaise à l’époque de la mission de Jeanne d’Arc ', » une étude qui remplacera avantageusement , nous le croyons, la notice dont notre carte aurait pu être accompagnée. Nous ne dirons donc ici que ce qui est nécessaire pour l’intelligence de ce document.

On n’a pas renfermé dans les limites du royaume de France le Dauphiné, parce que cet Etat n’était pas uni au royaume-, néanmoins, on l’a teinté en rose comme faisant partie du domaine du roi.

On s’est attaché à tracer les limites des fiefs les plus importants au point de vue territorial. On n’a guère omis de comtés antérieurs au treizième siècle2, mais on n'a figuré les comtés érigés au quatorzième et au quinzième siècle que dans le cas seulement où ils formaient un groupe de quelque étendue, tels, par exemple, que le comté de Guise et celui d’Alais. En revanche, on a donné, comme déjà dans la carte de la France en 125g, les limites de plusieurs vicomtés aquitaines et de quelques seigneuries considérables, comme la seigneurie de Coucy et celle de Beaujeu.

De même que dans la carte du royaume sous le règne de saint Louis , on n’a figuré, sauf de très-rares exceptions3, que des cités et des chefslieux de châtellenies ou de prévôtés, et on en comptera plus de quinze cents. On a tenté de distinguer, bien que cela ne fût pas toujours facile, les châteaux appartenant au haut seigneur de l’État où ils étaient compris, de ceux qui étaient tenus en fief par des seigneurs particuliers, et l’on a employé un signe indicatif de couleur rouge pour ceux-ci , un signe indicatif de couleur noire pour ceux-là.

Une centaine de fiefs ont été délimités et on n’a séparé que par une

1 Revue des questions historiques (livraison d’octobre 1875), tome XVIII, p. 444. à 546.

2 Aucun, à l’exception du comté de Porhoët (en Bretagne) et de celui d’Auvergne, en raison de l’exiguïté de ces divisions. On n’a pas délimité non plus les possessions du comte-dauphin dAuvergne, disséminées dans la province de ce nom, entre Clermont et Brioude.

3 Comme, par exemple, Domrémy, la patrie de la Pucelle, et Sainte-Catherine-de-Fierbois, où Jeanne commanda de chercher l’épée qui lui était destinée.

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