‹ Jeanne d'ArcChapitre 90 sur 112 · LE DUC DE BOURGOGNE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BOURGOGNE

Parle; mais abrège.

LA PUCELLE

Contemple ton pays , contemple la fertile France; vois ses villes et ses cités défigurées par les ravages destructeurs d’un ennemi cruel; regarde ta patrie de cet œil de tendresse dont une mère contemple son jeune enfant mourant au berceau, et prêt à fermer les yeux. Vois, vois les maux qui consument la France. Vois les douleurs, les plaies barbares dont ta main dénaturée a déchiré son malheureux sein. Ah! détourne contre d'autres victimes le fer de

JEANNE D’ARC DANS LES LETTRES

ton épée ; frappe ceux qui t’offensent , et ne blesse pas ceux qui t’aiment. Une seule goutte du sang de ta patrie devrait te causer plus de douleur que des flots d’un sang étranger. Expie donc ce sang par tes larmes, et guéris les plaies de ta malheureuse patrie.

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