‹ Jeanne de BellevilleChapitre 2 sur 91 · IL — LE REPAS CHAMPETRE · texte numérisé non relu

IL — LE REPAS CHAMPETRE

Après avoir suivi dans ses courbes charmantes La Sèvre aux cent détours ^ la Sèvre aux eaux traînantes ^ Et vu ses horizons, brodés de pampres verts.

Se clore ou s'élargir sous mille aspects divers. On avait de La Haye, illustre par sa fouace ^*, Dépassé les longs prés, et déjà dans Fespace Se montrait, au-dessus d'un étroit défilé.

Du couvent de Vertou " le clocher effilé.

Il est tard : le soleil, qui de plus en plus baisse. Jette un rayon oblique à la ramée épaisse ; Leau va si lentement qu'on dirait qu elle dort. Mais on y voit trembler de larges plaques d'or, Car le ciel sans nuage y réfléchit sa teinte. Le silence se fait : une cloche qui tinte.

Quelques oiseaux épars chantant aux environs. Le bruit toujours égal des deux courts avirons. Ou parfois d'Olivier la voix fraîche et sonore. C'est tout... En d'autres temps, que dis-je ? hier encore,

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