‹ Jeanne de BellevilleChapitre 51 sur 91 · XVII. — LA FLOTTE DUCALE · texte numérisé non relu

XVII. — LA FLOTTE DUCALE

Autour de Jeanne, hélas I un murmure s'élève ; Les forbans hésitaient à rengainer leur glaive. Si ces hommes sans lois étaient altérés d'or, L'horrible soif du sang les brûlait plusencor; Plusieurs même laissaient, en regardant les femmes. Briller l'ignoble feu de leurs désirs infâmes...

Et le peuple^ par Jeanne un moment rassuré , Tremblait j et ses terreurs gagnaient le vieux curé.

La crainte de la mort , aisément il l'affronte; Mais la mort n'est plus seule : auprès d'elle est la honte ! Et contre le péril qu'il rougit d'entrevoir.

Sa prière vers Dieu monte ^ mais sans espoir.

Oh! ne vous laissez pas tromper par l'apparence; Qui prie a toujours droit de garder l'espérance : Dieu connaît mieux que nous nos moyens de salut.

Cette fois encor. Dieu sur Satan prévalut.

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