‹ Jeanne de BellevilleChapitre 62 sur 91 · IV. — LA REVOLTE · texte numérisé non relu

IV. — LA REVOLTE

Kergoff restait plongé dans un silence sombre ; Regardant tour à tour et le ciel et la mer, Le vieillard souriait^ mais d'un sourire amer.

Des marins réparaient aux mâts quelques désordres ; Courant vers eux, tout bas il leur donne des ordres. On descend la chaloupe en hâte sur les flots , On y glisse un long cofifre; et quatre matelots Ont sauté dans l'esquif, qui penche et se balance.

Aussitôt trois marins saisissent en silence Jeanne et ses deux enfants, qui, surpris tous les trois. Sont descendus, avant de recouvrer la voix.

Tout cela n'a duré que l'espace d'un geste.

Herblain les a suivis d'un pied encore leste, Et de la châtelaine embrassant les genoux :

— « Oh ! par grâce , Madame , ayez pitié de nous ;

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